Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 12:38

Après Antenne 2 (Envoyé spécial : OGM à la conquête de vos assiettes 19 avril 2007), Canal + (15 novembre 2005), Arte a remis le couvert dans la campagne anti-OGM avec « Le Monde selon Monsanto » diffusée le 11 mars. L'émission a bénéficié d'une publicité exceptionnelle, de la part de la presse, les courriels n'ont pas arrêté de circuler pour prévenir de l'émission et pour signaler qu'elle était aussi accessible sur le site web de la chaine. Le film, privilège exceptionnel, doit être présenté (à quel titre ?) à l'Assemblée Nationale le 31 mars.
Le film d'Arte est dépourvu de toute rigueur. Les conclusions ne découlent pas d'une enquête, elles constituent le point de départ du film, sa trame. Il faut démontrer la dangerosité des OGM, qu'importe la méthode ! Les moyens sont justifiés par la cause que défend l'auteur. Yann Arthus-Bertrand, militant anti OGM, l'expliquait sans détour le 19 novembre 2006, dans l'émission de France 5, Arrêt sur image « Je pense que tous les moyens sont bons pour faire avancer les choses ». « On peut se tromper, ça peut être mal fait, manipulateur, n'empêche que c'est bien ». C'est toute la ligne de conduite de Mme Marie-Monique Robin qui a monté un film de propagande, fait non pour informer mais pour convaincre. Mme Robin a sorti du congélateur les arguments anti-OGM éculés qui ont tous été réfutés par des publications scientifiques. Dépourvue de tout scrupule, Mme Robin n'a pas hésité à monter des fleurs présentées comme des formes monstrueuses de maïs local qui seraient dues aux contaminations génétiques induites par Monsanto, alors qu'il s'agit d'une autre plante,
Arabidopsis thaliana, dont le caractère « fleur double » présenté à l'écran est dû à une mutation spontanée. Tout est à l'avenant. Mentez, mentez ! Il en restera toujours quelque chose !

La suite de l'article :
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article853


*Gilles Mercier est chargé de recherche à l'INSERM, syndicaliste CGT et membre du Parti Communiste Français.

Arte.gif


Partager cet article

Repost 0

commentaires

tybert 14/04/2008 10:43

un lien qui parle des légendes d'organes et d'yeux volés
http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressources/Documents/DocEnLigne/News/rfi-nov97/RFI.26NOV.html

tybert 12/04/2008 16:00

Il me semble que la légende des vols d'organes a été bien étudié dans le livre éponyme de Véronique Campion-Vincent paru aux "belles lettres" en 97 mais actuellement épuisé. Je crois me souvenir que le reportage de MM Robin y était évoqué. En conclusion de ce travail d'anthropologue il était fait mention que ces rumeurs circulant en Amérique latine n'étaient que légendes ( un reportage sur la chaine cablée "Encyclopedia" le mentionne ) non vérifiées . MM Robin n'a donc pas "falsifié" son docu mais a été abusée

douar 11/04/2008 15:22

A propos de bidonnage, ARTE va programmer "le cauchemar de Darwin" semaine 17. Ce reportage est il une manipulation comme le suggère http://vitraulle.afrikblog.com/ ?
Qui peut nous éclairer?

Jorj X. McKie 10/04/2008 15:05

Ha! cette MMR. En plus de nous provoquer des boutons voilà qu'elle nous refile le Bourdon.

Je pense que cela est plutôt bidon vu l'abscence de formalisme du commentaire. En plus il ne demande rien de particulier. A moins qu'il n'y ai une autre lettre?

A lire les deux excellents billets de maitre éolas sur son blog
http://maitre-eolas.fr/2008/03/25/909-que-faire-quand-on-recoit-un-courrier-d-avocat
http://maitre-eolas.fr/2008/03/24/905-blogueurs-et-responsabilite-reloaded

Michel Naud 10/04/2008 07:28

Très amusant ce commentaire envoyé par Maître William Bourdon sur mandat de Marie Monique Robin. Que vient-il faire ici ? J'ai bien lu le message en dessous duquel il est posté : il n'y est fait aucune référence au film "voleurs d'yeux" ; je suis allé lire le lien qui figure dans ce message (la tribune libre de Gilles Mercier sur le site de l'AFIS) : on n'y trouve pas de référence non plus au fil "voleurs d'yeux" ; d'ailleurs il ne s'agit pas d'une demande de droit de réponse puisqu'il y a un formalisme juridique précis, avec des règles de forme comme de fond ; donc de quoi s'agit-il ? de tentatives d'intimidation ? ce serait amusant... de marketing viral ? probablement car en lisant le "communiqué" (vous en voyez beaucoup, vous, des avocats qui postent des "communiqués" sur la toile ?) on constate qu'il y ait fait référence à très peu de faits précis et par contre à beaucoup de publicité pour la journaliste et son oeuvre... Venons en alors aux faits ; Marie Monique Robin a gagné ses procès contre ceux qui l'accusaient d'avoir "bidonné" (truqué, falsifié, etc.) son reportage "voleurs d'yeux" ; c'était couru d'avance : comment ses détracteurs auraient-ils pu prouver une intention de la sorte ? l'erreur de ses détracteurs a été de preter des intentions à la documentariste. Personnellement je me contrefiche de cette affaire ; c'est Marie Monique Robin qui l'a met en avant en revendiquant son "prix albert londres" (qui a bien été attribué pour un reportage précis, et fondant donc que la toile se préoccuppe légitimement de ce qu'il y avait dans ce reportage primé) ; personne, me semble-t-il n'a "déterré" une affaire qu'elle ne cesse de porter en avant comme étendard ; personne n'a semble-t-il retiré de la toile les articles du Monde ou de l'Humanité auxquels Michel Naud renvoie dans l'avant-propos de l'analyse de l'Afis sur son site ; personne non plus n'a retiré le playdoyer de Marie Monique Robin dans l'humanité quelques années après. Par contre, même si cela n'apporte rien à la question de savoir si le reportage récent de Marie Monique Bodin relaie ou non des informations erronées en matière d'OGM (les propos de Marcel Kuntz sur le site de l'AFIS), je n'ai pas lu d'information précise de Marie-Monique Robin ou de son avocat sur la question précise, factuelle, au centre de la controverse sur le film "Voleurs d'yeux" : une expertise a eu lieu ; les cornées de l'enfant Wenis Yeison Cruz Vargas étaient-elles présentes dans ses globes oculaires ? oui ou non ? ce n'est pas la peine de tourner autour du pot... c'est oui ou c'est non, c'est du domaine factuel... si c'est oui ces cornées n'ont pu être volées puisqu'elles sont encore présentes, si c'est non elles peuvent l'avoir été (elles peuvent...)... alors Cher Maître, "oui" ou "non" ?

FRED 09/04/2008 20:45

Il ai souhaitable que ça s'arrange autrement, par exemple une excuse public du web master, avec une note de la concerné (si c’est pas bidon).

Maître William BOURDON 09/04/2008 17:54

COMMUNIQUE de Maître WILLIAM BOURDON

Conseil de Madame Marie-Monique ROBIN


Maître William BOURDON, avocat depuis de nombreuses années de Madame Marie-Monique ROBIN, réalisatrice et auteur du film et du livre "Le monde selon Monsanto", rappelle que, contrairement à ce qui est insinué par différentes communications sur internet, sa cliente, dans le cadre de la controverse qui avait suivi la diffusion du film "Voleur d'organes" qu'elle avait réalisé il y a plus de dix ans, avait obtenu satisfaction intégralement dans le procès en diffamation publique qui lui avait été fait par la Clinique du Professeur BARRAQUER et dans les deux procédures en diffamation publique qu'elle avait initiées contre Monsieur MAC KENZIE, d'une part et contre Maître PERNEY, d'autre part.

Par ailleurs, le Prix Albert LONDRES qu'elle avait reçu pour ce reportage et qui avait fait l'objet d'une mesure de suspension provisoire en raison de ces procédures, lui avait été restitué et ce après enquête d'une commission présidée par Monsieur Henri AMOUROUX.

Cette restitution et le fait que Madame Marie-Monique ROBIN ait obtenu satisfaction dans le cadre de l'ensemble des procès qui lui avaient été faits notamment par des cliniques colombiennes, avaient mis en terme à aux mises en cause de son intégrité et de son professionnalisme.

Aujourd'hui, différents sites internet voudraient, en dénaturant ces faits et en faisant renaître artificiellement cette polémique éteinte depuis plus de 10 ans, tenter de porter atteinte à l'intégrité professionnelle de Madame Marie-Monique ROBIN, aux fins de disqualifier les conclusions de son enquête sur la firme MONSANTO.

Ces mises en cause ne sont pas innocentes, elles sont opportunément réactivées face à l'immense succès que connaissent le film et le livre de Madame Marie-Monique ROBIN, dont la qualité de l'enquête a été très largement saluée.

C'est en effet la première fois que sont stigmatisées, de façon aussi précise et rigoureuse, les pratiques de certaines firmes des biotechnologies, en ce qu'elles sont susceptibles de porter atteinte à l'intérêt des consommateurs et des agriculteurs dans différents pays.

Le Conseil de Madame Marie-Monique ROBIN indique avoir reçu pour instructions de sa cliente de poursuivre tous ceux qui, mus par la volonté de mettre en cause son professionnalisme, se rendraient responsables du délit de diffamation publique à son encontre.

Anton Suwalki 10/04/2008 17:41



Bonjour ,


L’adresse électronique de l’expéditeur atteste que le communiqué émane
bien du cabinet de Maître Bourdon. Je suis pour le moins étonné que William Bourdon ait choisi de poster ce texte évoquant l’affaire des « yeux volés » en commentaire d’une tribune de
Gilles Mercier qui ne mentionne pas l’affaire. Serait-ce pour nous signifier quelque chose du genre « attention , Madame Robin gagne ses procès » ? L’avocat relie très justement le
fait qu’on reparle des yeux volés à l’évènement qu’a constitué la parution du monde selon Monsanto. Mais comment s’étonner qu’on s’intéresse à ce précédent reportage puisque c’est madame Robin en
personne qui a mis en avant le prix Albert Londres qu’elle a justement obtenu pour ce film ! Elle s’en est déclarée « très fière » et le revendique à nouveau sur le blog de son
film. Alors certes, rien n’est innocent, mais il est absolument normal que vu le style du film « Le Monde selon M. » que les esprits critiques se soient intéressés aux Yeux volés. Et
qu’ils pointent le fait que la véracité des faits concernant le vol des yeux du petit Jaïson ait été vivement contesté , non seulement par les médecins colombiens, mais par 3 spécialistes
français qui ont examiné l’enfant et non pas seulement son dossier médical , et rendu un diagnostic formel : « Il n’y a pas eu de vol
des yeux de cet enfant », est-il écrit dans le rapport des trois professeurs. « On peut affirmer avec certitude, précisent-ils, que l’enfant que nous avons examiné possède toujours ses
globes oculaires et que ceux-ci n’ont donc été enlevés à aucun moment de sa maladie. » (L’Humanité-19/09/1995 ) .  Ceci (le diagnostic formulé
par les médecins) est donc un fait, et nous aimerions savoir en quoi je « dénaturerais les faits » en écrivant cela. Par ailleurs, nous n‘avons jamais nié que le prix Albert Londres lui
ait été restitué après avoir été suspendu. Mais Marie-Monique Robin précise elle-même l’appréciation portée par le jury sur cette affaire : « « (le jury) n’avait décelé aucune intention frauduleuse chez la réalisatrice, même si son reportage n’apporte pas les preuves irréfutables de ce qu’elle avance
dans le cas précis de l’enfant Jaison Cruz Vargas ». Donc pas d’intention frauduleuse , ce que personne n’a nié à ma connaissance! Par contre, dire que le reportage n’apporte pas les
preuves irréfutables de ce qu’elle avance nous paraît relever de l’euphémisme.


Il nous semble que comme dans le cas des yeux volés, bien des points
traités dans « Le Monde selon M .»  n’apportent pas de preuves irréfutables, que les faits à peu près indiscutables sont sur-interprétés
suivant la logique de la théorie du complot, que le tri n’est pas fait entre ce qui relève du fait, de l’hypothèse « audacieuse » ou même quelquefois de la rumeur pure et simple.
D’autre part, le traitement des aspects purement scientifiques de la question des OGM nous parait totalement défaillant.


 


Pour conclure sur l’avertissement de Maître Bourdon , nous ne pensons
pas avoir émis des propos à caractère diffamatoire, et bien qu’il juge le travail de sa cliente « rigoureux et précis »,  nous estimons
avoir le droit de porter une appréciation différente dès lors qu’elle est argumentée. Et l’appréciation du professionnalisme d’un journaliste ne relève pas d’une cour de justice, à part peut-être
dans les régimes totalitaires . La critique d’une œuvre, qu’elle soit littéraire, cinématographique ou autre, fait encore partie des libertés publiques auxquelles l’avocat de Madame Robin
est particulièrement attaché. Nous remercions donc d’avance de ses encouragements à faire bon usage de ces libertés, qui pour paraphraser Le Canard Enchainé, ne s’usent que quand on ne s’en sert
pas.
Nous continuerons donc à critiquer ce qui nous chante, alternant analyse austère et ironie, en évitant les écarts de langage et en banissant les injures. Nous banirons à la différence de
certaines personnes les accusations gratuites et malveillantes , les insinuations "border-line" telles que celles que l'ont trouve sur le blog du film "Le monde selon M" sur la probité de tel ou
tel chercheur dont le seul crime aux yeux de madame Robin est d'être favorable aux biotechnologies. 
 
Anton Suwalki



aurelien 31/03/2008 21:39

Encore une fois le vieil appareillage conceptuel qui dit que si une personne critique le matérialisme, elle est forcément encline au spiritualisme philosophique...

Il ne s'agit pas ici d'admiration pour la pensée de qui que ce soit, mais plutôt d'observer la cohérence qui se dégage de l'action de certaines personnes dont les pensées et les actes oeuvrent pour un monde plus juste et équitable, loin de tout dogme de pensée ou de toute idéologie.

canardos 26/03/2008 23:42

j'avais deja remarqué que les préjugés anti OGM allaient souvent de pair avec la croyance dans les medecine parallèles, avec une attitude antimatérialiste et réactionnaire en général....faut croire que ça se marie bien aussi avec une bonne dose d'anticommunisme bien primaire ...

comment disait-on en 1968, déjà?

"laissons la peur du rouge aux bêtes à cormes"

en lisant Aurélien je vois que cette phrase n'a pas pris une ride...

aurelien 26/03/2008 21:43

Et bien, le "matérialisme" rouge est encore bien présent en France, quoi que sous une forme un peu déconfite ! :D Le matérialisme physique étant devenu trop compliqué et hors de portée de l'intellect marxiste, ces derniers se sont retranchés sur la biologie, extrapolant la doctrine à l'idée de "matière vivante".

Sans vouloir rentrer aucunement dans le jeu stérile de la comparaison, on ne peut que regretter des chercheurs comme par exemple Frédéric Joliot Curie, un vrai rationnaliste qui a milité toute sa vie pour quelque chose de vraiment utile: l'abolition de l'arme atomique au niveau international.

Anton Suwalki 27/03/2008 13:15


S'il a bien quelqu'un de mal placé pour parler du matérialisme, c'est Aurélien quand on sait son approche mystique de la question des OGM et son admiration pour la philosophie
spiritualiste de l' "apôtre" Pierre Rabhi. Oui l'abolition de l'arme atomique serait quelque chose de vraiment utile. Mais si vous considérez comme futile le parti-pris de
la défense de la recherche sur les OGM et du développement des bio-technologies, pourquoi perdez-vous votre temps sur ce blog ?