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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 16:27

                                                                         4ème partie



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4/ La bio-attitude et le contrôle 

La mouvance bio écolo s'est largement illustrée au cours de ces dernières années par son action illégale contre les champs d'OGM et les laboratoires de recherche, conformément aux traditions des mouvements écologistes radicaux depuis leur origine. C'est la prétention d'une infime minorité qui par
des actions spectaculaires entend imposer sa loi.  Récemment, elle a obtenu d'un des états les plus puissants de la planète, disposant de l'arme atomique et de dizaines de milliers de soldats omniprésents dans les pays du Sud, que celui-ci interdise la production d'OGM. Elle a obtenu également des promesses d'obtenir un marché captif (20% d'aliments bio dans la restauration scolaire) ainsi que de subventions pour que tripler les surfaces cultivées bio d'ici à 2012. Autant d'éléments qui montrent que ces gens n'ont rien contre ni le marché ni l'état et la loi , du moment que celui-ci adapte la concurrence en sa faveur.

Rappelons que le principal motif , jamais démontré, invoqué pour interdire les OGM était le péril que représenteraient ceux-ci pour l'environnement, la santé etc… A l'inverse, le bio est présenté, là aussi sans la moindre preuve, comme par nature bon au gout, pour la santé et respectant strictement l'environnement. Les chapitres précédents de cet article n'avaient pas l'intention d'affirmer le contraire, mais de relativiser ces affirmations reposant uniquement sur des croyances infondées .

Comme nous l'avons souligné, les pratiques sacralisées de l'agriculture biologique évacuent certains risques mais comportent leurs propres inconvénients et risques qui font l'objet d'un tabou. Le cahier des charges porte uniquement sur les pratiques de culture, mais l'agriculteur n'est pas responsable sur la qualité du produit fini : un comble quand la qualité est le premier argument publicitaire du bio,
quand on cherche à interdire les OGM au nom de dangers jamais identifiés et qu' on considère comme
légitime d'apeurer le consommateur de plus en plus intransigeant à l'égard du moindre risque.

Pour que la production bio puisse s'intégrer aux grands circuits commerciaux, il fallait que son label bio ait un sens , que les producteurs et commercialisateurs adeptes acceptent un minimum de règles, de contrôles et une certification légale. Les ministres de l' agriculture ont donc en 1991 défini un cahier des charges permettant d'obtenir le label bio au niveau européen et qui nécessite toutefois l'intervention d'organismes certificateurs.

Ces dispositions légales sont relativement laxistes et trompeuses envers un public pour qui l'équation=bio=naturel=bon=sain va de soi. Mais pour les puristes du bio, l'exigence est encore trop forte. Et eux qui considèrent comme tout à fait normal d'interdire les OGM estiment n'avoir aucun compte à rendre. Dès que la loi ne vise plus l'activité des autres mais s'intéresse à eux, ils s'empressent de crier à l'état policier !  Un minimum de règles à respecter dans des activités marchandes est encore de trop, synonyme de « société mortifère » pour  Nelly Pégeault, rédactrice en chef de la revue Nature & Progrès : « L'industrialisation, voici le vrai danger, vidéosurveillance, [...] bracelets électroniques [et] chaînes du froid industrielles ». Le nouveau système, « qui privilégie la traçabilité écrite et l'absence de résidus plutôt que les obligations de moyens, élimine les structures à échelles humaine et artisanale » (1).

Le consommateur soucieux de manger des produits de bonne qualité appréciera que l'on mette en cause la traçabilité, et que « la présence de résidus » soit justifiée par les défenseurs du « naturel »
qui dénoncent la « malbouffe » !
  

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(1) citée par Agriculture et environnement. http://www.agriculture-environnement.fr/Controles-alimentaires-
les-lacunes.html

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