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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 15:52

 

Ceux qui ont suivi les épisodes récents du feuilleton OGM peuvent difficilement s’étonner de la décision prise par le gouvernement d’activer la clause de sauvegarde permettant un moratoire sur les cultures de maïs transgéniques en France : Il y a quelques semaines, les associations les plus virulemment opposées aux OGM ne se vantaient-elles pas d’ en avoir obtenu  la garantie par Nathalie Kosciusko-Morizet, , à la suite de négociations directes et exclusives? (1) La décision prise, le gouvernement s’est à peine préoccupé d’y mettre un minimum de forme pour en gommer l’aspect purement politicien. Le comité de préfiguration de la « Haute autorité sur les OGM » allait se charger par la voix de son président de fournir le prétexte, quitte à piéger les scientifiques déjà minoritaires dans l’instance.

 

undefinedLes péripéties des derniers jours méritent sans doute d’être inscrites dans les annales de la pantalonnade politique (2):

 

-        1/ Mardi 8 Janvier, dans sa conférence élyséenne, « Moi Je », alias Nicolas Sarkozy annonce : « Si le comité de préfiguration de la Haute autorité, qui doit se prononcer mercredi sur le Mon810, seul OGM cultivé en France, soulève des doutes sérieux sur les OGM actuellement cultivés en France je suis disposé à recourir à la clause de sauvegarde jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème".

 

-          2/ Mercredi, Jean-François Legrand, président de la Haute Autorité provisoire, reprend exactement la formule « doutes sérieux » en remettant son rapport à Jean Louis Borloo , évoquant des « éléments scientifiques nouveaux » notamment : "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres" de l'OGM en question, "la résistance chez des insectes" et "les effets constatés sur la flore et la faune", notamment sur le lombric et les micro organismes.

 Égal à lui-même, Borloo affirme dans la foulée : "Des scientifiques pointus nous ont répondu qu'il y avait des éléments scientifiques nouveaux par rapport à ceux qui avaient permis l'autorisation du Mon 810 en 1998 et ils ont fait état de doutes sérieux."

 

-          3/ Or dès le lendemain, 14 membres de la Haute autorité provisoire, dont la quasi-totalité du collège scientifique provisoire (12 sur 15),éprouvent le besoin de mettre les choses au point, soulignant que les termes de doutes sérieux et de faits scientifiques nouveaux négatifs ne figuraient pas dans un rapport. Les termes exacts de l'avis, selon eux, sont que "ces faits et questions (...) représentent des interrogations quant aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques possibles de la culture et de la commercialisation du MON810" et que le "comité de préfiguration souligne la publication de plusieurs faits scientifiques nouveaux qui concernent l'impact du MON810 sur l'environnement, sur la santé humaine, l'économie et l'agronomie". Ceux-ci "regrettent le manque de temps qui ne leur a pas permis, d'une part de réaliser une expertise plus complète du MON810 selon les critères de l'expertise collective, et d'autre part de relire sereinement l'avis avant sa diffusion"

 

 De son côté , "Ni les termes de 'risques sérieux', ni ceux des 'effets négatifs' n'ont été employés dans l'avis", qui n'a en outre "pas été validé", a assuré M. Le Déaut, député socialiste.

 

L’AFIS quant à elle précise la nature des « faits nouveaux » (3) figurant dans les considérants du rapport :

 

" Après examen de l’avis émis et contact avec plusieurs scientifiques ayant participé aux réunions du Comité de préfiguration de la haute autorité, l’Association Française pour l’Information Scientifique dresse le constat synthétique suivant :

 cet avis est constitué d’une liste de données ;

 ces données n’ont pas été discutées scientifiquement ;

 même si aucun des arguments avancés n’est erroné, tous sont approximatifs dans la formulation et incomplets sur le fond ;

 aucun des arguments avancés de cette liste ne peut être caractérisé comme nouveau et grave justifiant l’activation de la clause de sauvegarde."

 

 

4/  C’est donc le 12 Janvier que, prétendant s'appuyer sur le rapport de l'Autorité provisoire , le gouvernement rend publique la décision… que ses ministres avaient promise un mois auparavant aux associations anti-OGM.  Le rôle de cette Autorité  provisoire ( ? )-Y en aura-t-il une autre ? - n’aura donc en aucun cas été de produire un éclairage scientifique , une étude approfondie et une expertise réelle de la question des OGM en vue d’une nouvelle législation , mais de fournir hâtivement un rapport diplomatique aux formules suffisamment alambiquées pour constituer l’alibi d’une décision déjà prise.   

 

 

 

La politique est décidemment un monde étrange . Les associations les plus fondamentalistes de l’écologie auront obtenu d’un des candidats aux présidentielles qu’elles avaient le plus mal noté (4) satisfaction sur l’une de leurs revendications les plus obsessionnelles. José Bové , que le score famélique aux présidentielles aurait pu plonger dans les oubliettes de la politique, a continué à faire la une des médias et a été promu de fait en interlocuteur de premier rang du gouvernement. S’il est peu probable que le revirement du chef de l’État soit dû à une conviction personnelle sur la question des OGM, il aura habilement su instrumentaliser ce pur produit de la politique spectacle avec qui il a en commun une attirance irrépressible pour le ronflement des caméras et la lumière caricature-revenus-2.jpgdes projecteurs.  Ceux qui imaginaient « l’entêtement du pouvoir à se ranger du côté des agro-industriels » (comprenez…Monsanto) finiront peut-être par comprendre que l’art de la politique est un peu plus compliqué , et que la filière semencière ne pèse peut-être pas si lourd que ça face à d’autres intérêts économiques. La facilité avec laquelle le pouvoir a cédé sur les OGM tranche de façon saisissante avec la détermination musclée qu’il a montrée sur les régimes de retraites , ou sur la question du pouvoir d’achat.

Des enjeux autrement plus importants que la question des OGM valaient bien une conversion du gouvernement, au moins provisoire, pour redorer son blason à quelques semaines des municipales.

 

On est rassuré pour José Bové. Sa grotesque grève de la faim lui aura permis de tirer la couverture à lui, dès fois qu’on ait oublié son rôle capital dans cette décision historique !

 

"Le fait que la France dise on prend la clause de sauvegarde - donc, il n'y aura pas d'OGM en France en 2008, je crois que c'est un moment très important à la fois pour la paysan, mais aussi pour les consommateur et pour toute la société."

Voilà qui prouve qu’il ne croit pas plus que ça à son propre discours sur le dégât des OGM, puisque si les dangers de « contamination »  et de « pollution irréversible » de la nature dénoncée à longueur de discours étaient si réels, il ne suffirait bien sûr pas d’en arrêter la culture en 2008. 

 

Ce qui ravit José Bové, c’est le précédent politique. Et tous les anti-OGM comptent bien s’appuyer sur ce précédent pour transformer ce moratoire en interdiction définitive de quelque OGM que ce soit. Avec une mauvaise foi qui sidérerait les maîtres antiques du sophisme, les mêmes utiliseront le prétexte que telle ou telle PGM n’ayant fait l’objet d’aucune expérimentation en plein air, il ne faut pas la mettre en culture parce que les risques n’en ont pas été évalués !

 

La question d’un OGM particulier qui ne représentait qu’un % infime des cultures est tout à fait secondaire. Ce qui est grave, c’est qu’une telle décision ,prise pour des raisons uniquement politiciennes, flatte les tendances les plus irrationnelles de la société, et hypothèque sérieusement la recherche et le développement futur de techniques agronomiques à la fois efficaces et plus respectueuses de l’environnement.

 

Des tests ADN pour refouler les prétendants au regroupement familial, érigeant la notion de « batard » en catégorie juridique aux OGM assimilés à des éléments infectieux, la connaissance scientifique est dans un cas détournée vers des applications perfides et inhumaines, dans l’autre montrée du doigt et rejetée comme une entreprise diabolique. Ce sont deux facettes d’un même ignorantisme qui a déclaré une croisade aux « gènes impurs ».

 


                                                 -----------------------------------

 

Notes :

 

(1) voir l’article d’Imposteurs : http://imposteurs.over-blog.com/article-14025934.html

(2) Quelques dépêches AFP :

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080108/tsc-agr-env-gov-c2ff8aa.html

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080108/tsc-agr-env-gov-c2ff8aa.html

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080112/tsc-france-environnement-agriculture-ogm-c2ff8aa_3.html

http://fr.news.yahoo.com/euronews/20080112/tfr-la-france-active-la-clause-de-sauveg-9f0c932_1.html

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080112/tts-france-agriculture-ogm-reactions-ca02f96_1.html

(3) http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article814

(4) CF LE MONDE du 26.02.07 L'Alliance pour la planète, notait0 les programmes écologiques des candidats.  Sarkozy avait récolté un médiocre 8,5 sur 20 . 

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commentaires

canardos 17/03/2008 22:28

un aveu du président de la basse autorité, rapporté dans Agriculture Environnement:


"L’aveu tardif du sénateur Jean-François Legrand

vendredi, 14 mars 2008 / Gil Rivière Wekstein

Celles et ceux qui se sont interrogés sur la terminologie utilisée par le sénateur Jean-François Legrand, président du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés, lors de la remise de l’expertise de ladite autorité, ont enfin la réponse...
Le sénateur Jean-François Legrand a en effet révélé au journaliste d’Agriculture Horizon Pascal Friang que lorsqu’il s’est rendu au ministère, « Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée à l’Ecologie, [lui] a demandé d’utiliser, dans [sa] communication, le terme de “doutes” plutôt qu’ “interrogations” ». Le sénateur s’est donc exécuté, préférant la formulation politiquement plus correcte à celle figurant dans le texte signé par les 35 membres de son Comité, ce qu’il considère être une « attitude gaulliste » ! Dire qu’ensuite le sénateur s’est permis de mettre en doute l’intégrité et l’indépendance de 14 experts, qui n’ont pas apprécié la manœuvre...

L’entretien est disponible en cliquant ICI

http://www.agriculture-environnement.fr/telecharger/Entretien-Legrand.pdf

"

canardos 01/02/2008 13:48

à titre d'information, il faut noter que non seulement les agriculteurs bio ont un interet financier à l'application de la clause de sauvegarde car la peur des ogm fait monter le prix dde leurs produits mais surtout la plupart des céréaliers, du moins ceux qui font du maïs, y ont également interet.

voila un extrait d'un article d'un journal agricole agrihebdo

http://193.247.189.70/agrihebdo/journal/artikel.cfm?id=52824

________________________________________________

LE MORATOIRE SUR LE MAÏS
entre la politique et la technique"

...La FNSEA rejette le moratoire pour deux raisons:
- On doit pouvoir faire cohabiter les différents types d'agriculture en France. Le consommateur réclame des produits bio, des AOC, des labels, du produit conventionnel, du premier prix, du haut de gamme. Nous devons être capables de l'approvisionner en quantité et en qualité selon ses besoins.
- Il faut arrêter l'hypocrisie sur les OGM. Le marché communautaire et mondial fait que l'agriculture française achète des millions de tonnes de soja OGM provenant des Amériques. S'ils nuisent, il faut stopper ces achats dans les plus brefs délais!
Les producteurs de grains ne sont pas de cet avis. Le moratoire est une bonne nouvelle pour les céréaliers français qui vont pouvoir continuer de profiter des bons prix européens.
«En effet, il existe deux cours mondiaux du maïs, l'un pour le maïs sans OGM, l'autre pour le maïs OGM avec une différence de 50 euros/tonne. La banalisation des cultures OGM ouvre la porte au maïs OGM américain le moins cher du monde. Quel intérêt pour les producteurs? Aucun!»

________________________________________________

Si le maïs GM se banalisait beaucoup de producteurs de maïs perdraient 50 € à la tonne avec l'alignement du maïs non gm sur les cours mondiaux.

c'est sur que du coup certains doivent découvrir les dangers des ogm...pour leur porte monnaie

aurelien 20/01/2008 18:07

"au lieu d'attendre que la maïs domestique developpe ses propres defenses contre la pyrale"

Vous venez de manger Darwin, bon appétit

Anton Suwalki 21/01/2008 09:15

Je vais peut-être devoir ouvrir une rubrique "la plus belle ineptie du mois". Vous avez toutes les chances d'en être le lauréat.A.S

canardos 19/01/2008 09:25

un tout dernier point.

vous dites:

"-Le génie génétique utilise un processus pathologique de détournement des défenses immunitaires, grâce à une bactérie (Agrobacterium), pour introduire du matériel génétique choisi intentionnellement (à des fins de rendements agricoles). Cette évolution des organismes n'est en aucun cas une mutation liée au hasard, conformément au néodarwinisme"

mais ce processus "pathologique" est totalement darwinien comme presque tous les processus qualifiés de "pathologiques" d'ailleurs...c'est le produit d'une co-evolution entre des plantes d'un coté et prédateurs ou parasites de l'autre...

ce mécanisme darwinien est simplement utilisé par l'homme pour transferer un gene codant une proteine insecticide.

je dirais la meme chose des retrovirus qui n'ont pas attendu l'homme pour parasiter le genome des eucaryotes.

alors l'utilisation du mot "pathologique" fait egalement tres novlangue, non

quand au fait d'inserer un gene codant une proteine insecticide ou fongicide, dois je rappeler que ce gene est aussi le produit d'une evolution darwinienne et que toutes les plantes ont également des genes qui produisent des toxines insecticides ou fongicides parce qu'elles sont le rpoduit d'une co-évolution darwinienne avec leurs prédateurs comme nous avons un systeme immunitaire qui n'existerait pas autrement.

la, en l'occurence, au lieu d'attendre que la maïs domestique developpe ses propres defenses contre la pyrale, on le dote de cette defense par l'ajout d'un gene bacterien, lui-meme produit d'une évoltion darwinienne. Et alors? c'est pas mieux que de répandre des insecticides de synthese?

Si l'on vous suivait, l'homme ne devrait pas se soustraire à la selection naturelle, modifier son milieu, se vacciner, soigner ses maladies...

"back to the tree" comme disait oncle Vania dans "pourquoi j'ai mangé mon pere"

aurelien 17/01/2008 15:06

J'ai dit au par ailleurs que je n'interviendrais plus, mais devant ce commentaire, je rétablirai une dernière fois quelques faits concernant la problématique:

-vous vous acharnez à identifier le créationnisme à l'intelligent design, or ce dernier ne fait pas référence à un Dieu créateur. Il s'agit simplement d'un postulat, non vérifiable, non réfutable (au sens poppérien du terme) et il ne s'agit donc pas d'une théorie scientifique. Ce postulat s'oppose à l'idée de hasard propre au néodarwinisme. Le fait que ce postulat soit énoncé par des sympathisants créationnistes (ou non?)n'intervient pas dans l'analyse, d'un point de vue scientifique, des données énoncées.

-Le génie génétique utilise un processus pathologique de détournement des défenses immunitaires, grâce à une bactérie (Agrobacterium), pour introduire du matériel génétique choisi intentionnellement (à des fins de rendements agricoles). Cette évolution des organismes n'est en aucun cas une mutation liée au hasard, conformément au néodarwinisme

-Le néodarwinisme s'applique à tous les êtres vivants sur cette planète, aussi bien aux hommes, qu'aux animaux, qu'aux plantes sauvages ou cultivées dans les champs. Les organismes dits 'nouveaux' ou 'améliorés' GM sont le résultat de processus oblitérant l'idée de hasard propre au darwinisme et sont l'effet d'un design industriel. Le design, ou l'intention planifiée étant un postulat théorique ou principe sous-tendant l'"intelligent design".

Anton Suwalki 17/01/2008 15:48

On ne peut qu'admirer votre héroïsme compte tenu de ce que vous avez écrit sur la "répression intellectuelle" et la "censure" exercée sur ce blog.Seulement vous ne comprenez pas le sens des mots. Si l'intelligent design ne fait pas référence à Dieu pour des raisons stratégiques (infiltrer la communauté scientifique et combattre le matérialisme), l'intelligent design, c'est-à-dire une cause intelligente n'est évidemment rien d'autre que du créationnisme, et cet activisme créationnisme est porté par les fondamentalistes chrétiens aux USA. Parler de Dieu, de Jeovah, ou d'une cause intelligente à l'origine du Monde n'a aucune signification différente. Les lecteurs du blog ne manqueront pas de s'interroger sur votre volonté d'établir une distinction aussi ridicule. Arrêtez votre radotage indigent sur les OGM comme relevant de l'intelligent design. Vous répétez 15 fois la même absurdité. Les lecteurs d'Imposteurs ont pu mesurer la profondeur de votre réflexion, merci de leur foutre la paix si vous n'avez rien d'autre à dire.  

canardos 17/01/2008 10:29

Bien que votre intervention soit tout à fait hors sujet dans un commentaire d'article portant sur le moratoire sur une variété d'ogm, je répond à une partie parce qu'elle me parait un magnifique cas de novlangue, de détournement sémantique.

vous dites:

*.*

"L’intelligent design ne se réfère pas explicitement à un Dieu créateur, mais postule l’existence d’une direction intentionnelle, d’une cause intelligente à l’évolution. Ce postulat invérifiable n’est pas considéré comme scientifique par la communauté internationale et apparaît comme une refonte moderne du créationnisme avec en filigrane un Dieu à la source de cette cause intelligente. Cette spéculation générale d’une cause intelligente à la vie pourrait s’appeler intelligent design fort. Le dessein intelligent est pourtant la règle de l’industrie génétique agricole actuelle, dont les OGM sont des organismes dont l’évolution est transformée ou contrôlée intentionnellement: c’est la partie antropocentrique et réduite du postulat du dessein intelligent, que l’on pourrait appeler intelligent design faible."

*.*

vous vous obstinez donc à mettre dans le meme sac ou plus exactement à utiliser le meme terme intelligent design associé du mot fort ou faible pour designer d'une part une théorie qui explique l'évolution par une intervention d'un etre intelligent, dieu pour ne pas le nommer, et le génie génétique qui a jusqu'à présent adapter quelques especes à la marge en les dotant de la capacité de produire ou deux protéine nouvelle.

Or l'intelligent design est fondé sur la croyance en une intervention divine, et prétend se substituer à la théorie synthétique de l'évolution, dont il conteste la validité.

le génie génétique est fondé sur une intervention materielle, produit d'une intelligence qui a pour support le cerveau humain, un pur produit de l'évolution darwinienne, et il ne prétend nullement s'opposer à l'évolution darwinienne. Il s'agit simplement d'une approche matérialiste pour adapter certaines plantes et animaux à nos besoins, comme l'homme a toujours fait depuis le début du néolithique, seuls les outils changeant et étant plus perfectionnés.

Il s'agit donc d'une approche totalement matérialiste et scientifique, totalement compatible avec la théorie synthetique de l'évolution que d'ailleurs la totalité des spécialistes du génie génétique adoptent puisqu'ils sont particulierement bien placés pour en voir les effets.

associer sous le meme terme une approche idéaliste et deiste contestant la théorie darwinienne de l'évolution et une approche materialiste et scientifique qui se fonde sur la théorie synthetique de l'évolution et les connaissances de la biologie moderne pour mieux adapter des produits agricoles à nos besoins, voila un exemple magnifique de malhonneté intellectuelle et languagiere, qui reflete au fond me semble-t-il des convictions religieuses cachées

anton suwalki 15/01/2008 14:26

Aurélien,vos commentaires sont complètement à côté de la plaque. Vous cherchez à étaler votre confiture culturelle mais vous ne maîtrisez pas ces concepts. On vous a déjà répondu sur la problématique des OGM et sur vos confusions à ce sujet. La transgénèse ne modifie pas la signification et la place de l'intervention humaine dans la dynamique du vivant. La différence essentielle avec les procédés antérieurs, c'est de rendre celle-ci plus consciente.
Assez de hors sujet.Vous pourrez toujours discuter de l'intelligent design ou de la théorie de l'évolution lorsque ce sera le sujet traîté par Imposteurs.

Anton Suwalki

aurelien 15/01/2008 13:47

Petit rappel de biologie à l'usage des néophytes concernant différentes théories autour de la vie et de l'évolution:

1°) Le créationnisme se réfère explicitement à une création d’ordre divin pour les êtres vivants: il prône le postulat d’un Dieu créateur. Le créationnisme s’oppose à l’idée d’évolution

Cette position anti-scientifique est du domaine de la croyance, des religions organisées et de leurs dogmes.

2°) L’intelligent design ne se réfère pas explicitement à un Dieu créateur, mais postule l’existence d’une direction intentionnelle, d’une cause intelligente à l’évolution. Ce postulat invérifiable n’est pas considéré comme scientifique par la communauté internationale et apparaît comme une refonte moderne du créationnisme avec en filigrane un Dieu à la source de cette cause intelligente. Cette spéculation générale d’une cause intelligente à la vie pourrait s’appeler intelligent design fort. Le dessein intelligent est pourtant la règle de l’industrie génétique agricole actuelle, dont les OGM sont des organismes dont l’évolution est transformée ou contrôlée intentionnellement: c’est la partie antropocentrique et réduite du postulat du dessein intelligent, que l’on pourrait appeler intelligent design faible.

3°) La théorie synthétique de l’évolution faisant consensus est aujourd’hui remise en question scientifiquement par le courant scientifique du post-darwinisme, encore très minoriatire et peu représenté, étant donné aussi le peu de recherches effectuées dans ces domaines, par rapport à d’autres branches majoraitaires de la biologie axée sur un réductionnisme et un mécanicisme industriellement et économiquement porteur.

Le post-darwinisme se diffère en plusieurs points énumérés, ici par exemple:

"Définition du postdarwinisme: La proposition de synthèse de Kull (1999) http://www. zbi.ee/ kalevi/postdarw.htm reprend les points suivants: (1) le processus principal postdarwinien est la symbiose et la concorde (même si la compétition peut parfois survenir ensuite), tandis que pour le néodarwinisme c’est la compétition (de laquelle émerge parfois la symbiose) ; (2) le principal élément évolutif néodarwinien est la mutation de l’ADN et la distribution du nouveau mutant (allèle) dans la population, tandis que pour le pour le postdarwinien c’est un changement ontogénétique (un changement dans l’utilisation de la mémoire génétique), qui plus tard est suivi de la fixation stochastique (au hasard) dans la mémoire génétique (que l’on pourrait résumer en un « oublier ce qui ne sert pas ») ; (3) celui qui fait le choix, est l’environnement pour néodarwinien, alors que c’est l’organisme lui-même pour le postdarwinien ; (ceci est une remise en cause de la sélection naturelle) (4) pour un néodarwinien l’ADN (ainsi que l’environnement) est la cause déterminante de toute structure et par là même du comportement de l’organisme, tandis que pour le postdarwinien l’ADN est comme un thesaurus, ou un vocabulaire dont l’organisme tire les éléments nécessaires. (5) pour un néodarwinien, le rôle principal de la reproduction sexuée est de fournir de nouveaux variants génétiques, tandis que pour le postdarwinien la reproduction sexuée fonde aussi: (a) la création des espèces, et (b) l’oubli de ce qui ne sert pas, c.-à-d. la fabrication de la mémoire génétique dynamique ; (6) globalement, le néodarwinisme peut être considéré comme un cas particulier restreint du postdarwinisme.""

http://pst.chez-alice.fr/2fevol.htm

aurelien 14/01/2008 21:12

Les chercheurs en biotechnologies ont-ils accès aux données des OGM expérimentaux et non commercialisés de ces firmes ?

-Non, seules des données sur des produits GM destinés à la commercialisation sont disponibles à l’analyse, données par ailleurs hautement filtrées par les généticiens, communicants en science et dirigeants de l’agro-industrie eux-mêmes.

Qu’en déduisez-vous sur la situation des chercheurs de ce domaine ?

-Les chercheurs en biotechnologie, notamment publics, sont devenus des scientifiques de seconde main, pieds et poings liés à l’industrie et dont le travail se résume à agréer des produits GM commerciaux particuliers. Une sorte de service après-vente de l’industrie génétique.

Et enfin, comment expliquez-vous que certains chercheurs en arrivent à faire une pétition pour un produit marketing GM particulier (mon810) pour un décret les interdisant pendant une période de non-culture ?

- Je n’arrive pas à le comprendre moi-même, cela montre une prise de position comme il n’en a jamais été vue encore d’une partie de la communauté scientifique dans une querelle idéologique dont les tenants sont indubitablement financiers, notamment en matière de crédits de recherche et de direction de la recherche: maintien des unités de recherches actuelles et carrières personnelles au sein de ces unités de recherche, dont beaucoup reposent entièrement sur ce réductionnisme technophile.

D’autre part, en tant que scientifique, que pensez-vous de l’intentionnalité liée à l’élaboration de ces organismes designés par les agrogénéticiens ?

-Je me réserve le silence sur cette question et vous laisse y réfléchir, j'ai laissé quelques éléments de réflexion soigneusement déposé dans un "panier sans anse" par l'auteur de cet article.

Pour agrémenter le commentaire et pour un petit rappel historique,une citation de référence du Dr George Wald, prix Nobel de Médecine:


"Jusqu’à présent, les organismes vivants ont évolué très lentement et de nouvelles formes ont eu amplement le temps de s’installer. Maintenant des protéines entières seront transposées du jour au lendemain dans des associations entièrement nouvelles, dont personne ne peut prévoir les conséquences, ni pour l’organisme hôte, ou pour ses voisins...aller plus avant dans cette direction peut être non seulement déraisonnable, mais dangereux. Potentiellement, cela pourrait aboutir à de nouvelles maladies chez les animaux et chez les plantes, de nouvelles sources de cancer, de nouvelles épidémies."

Dr. George Wald. Nobel Laureate in Medicine 1967. Higgins Professor of Biology, Harvard University.

Original quotation:

"Up to now, living organisms have evolved very slowly, and new forms have had plenty of time to settle in. Now whole proteins will be transposed overnight into wholly new associations, with consequences no one can foretell, either for the host organism, or their neighbors.... going ahead in this direction may be not only unwise, but dangerous. Potentially, it could breed new animal and plant diseases, new sources of cancer, novel epidemics."

From: ’The Case against Genetic Engineering’ by George Wald, in The Recombinant DNA Debate, Jackson and Stich, Eds. P. 127-128. ; Reprinted from The Sciences, Sept./Oct. 1976 issue)

Anton Suwalki 15/01/2008 11:11

Votre rabâchage finit par me fatiguer !1/ Dans tous les domaines, des firmes constituent des "prototypes" qui ne sont finalement jamais développés et qui tombent dans les oubliettes. On peut le regretter mais il n'y a aucune raison de faire des OGM un cas particulier. Et c'est bien entendu l'impact des OGM mis en culture ou succeptibles de l'être qui comptent. Les processus d'essais et d'erreurs, les ratés ou impasses qui précèdent les réussites peuvent intéresser les historiens des sciences. Mais là n'est pas la tâche  des organismes notamment publics chargés d'évaluer l'impact sanitaire ,environnemental etc... des produits fabriqués. 2/ votre phrase "comment expliquez-vous que certains chercheurs en arrivent à faire une pétition pour un produit marketing GM particulier (mon810) pour un décret les interdisant pendant une période de non-culture" est absolument hilarante. Il se trouve que le MON 810 est la seule plante OGM autorisée, qu'ils estiment que son interdiction n'est pas scientifiquement motivée, et qu'à travers cette interdiction , les associations opposées aux OGM cherchent à obtenir une interdiction défintive de tous les plantes GM : leurs slogans sont explicites de ce point de vue. C'est pas plus compliqué que ça.3/ Que certains de vos messages aient été versés à la corbeille, vous savez parfaitement pourquoi, et il serait malvenu de vous en plaindre.4/ Votre réflexion philosophique sur l'intentionnalité n'a pas progressé d'un pouce, et appeler à votre rescousse des prix Nobel n'y change rien. L'intentionnalité est caractéristique de toutes les activités humaines, et l'homme a dans le passé agi intentionnellement , mais empiriquement ,sur son environnement et sur le vivant  dans des proportions infiniment plus importantes que celles qui découlent du génie génétique actuel. A la différence du passé,  il possède des moyens très supérieurs pour comprendre les conséquences de ses actes. Alors il faut bien entendu exiger que cette étude minutieuse des conséquences soit mise en oeuvre.   Mais telle n'est pas la démarche des gens qui prétendent interdire les PGM en général.

canardos 14/01/2008 16:42

je rajoute à ton article auquel j'adhère à 150% le texte de la Lettre ouverte sur les biotechnologies végétales, signée par quarante
scientifiques français (liste à la fin)

"les expérimentations doivent continuer"
Par
Jean-Marie Lehn Prix nobel de physique
Pierre Joliot Professeur au collège de France, académie des Sciences
Bernard Le Buanec Membre des académies d'agriculture et des technologies


A l'issue du Grenelle de l'Environnement, le président de la République
a annoncé la suspension provisoire des cultures d'OGM en France au motif
affirmé de l'insuffisance de leur évaluation scientifique.


Membres des Académies des Sciences, des Technologies et d'Agriculture,
nous souhaitons intervenir dans un débat afin de rappeler certains
points trop souvent oubliés.


Nous nous étonnons de voir ainsi peu pris en compte le travail des
scientifiques dans ce domaine. Rappelons qu'avant toute autorisation de
mise en culture chaque OGM est l'objet, au cas par cas, d'évaluations
approfondies tant au niveau national qu'européen. L'impact sur
l'environnement de même que la sécurité sanitaire sont aujourd'hui
évalués au plan national par la Commission du génie biomoléculaire (CGB)
et/ou l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) puis
au plan européen par l'Autorité européenne de sécurité des aliments
(AESA). L'autorisation de mise en marché ne peut être obtenue qu'après
consultation de ces deux niveaux. Le seul OGM actuellement cultivé en
Europe avait obtenu, des instances nationale et européenne de l'époque,
un avis favorable.


Sur quelles bases alors remettre en cause ces travaux ? Comment
expliquer à nos concitoyens que l'on suspende aujourd'hui, sans éléments
scientifiques nouveaux solidement argumentés, la culture d'un OGM qui a
été autorisé par toutes les instances nommées par le gouvernement et
leur demander d'avoir confiance, demain, dans les avis des prochaines
autorités mises en place ?


Nous regrettons que la parole des scientifiques ait été totalement
inaudible dans ce débat où la passion l'emporte souvent sur la raison.
Leur mission n'était-elle pas, et d'ailleurs ne sont-ils pas les seuls à
pouvoir le faire, d'évaluer, dans des conditions précises et
nécessairement au terme de nombreux essais en plein champ, l'impact des
OGM sur la santé et l'environnement?


Tout en reconnaissant que les choix politiques peuvent reposer sur
d'autres critères que les seules analyses fournies par les
scientifiques, nous demandons que le rejet de ces dernières ne soit pas
les raisons avancées pour des décisions dont les fondements sont tout
autres. Dès lors le sérieux des études scientifiques doit être affirmé,
respecté et défendu, alors que de nombreux scientifiques français ont
été publiquement vilipendés, diffamés, voire physiquement menacés, leur
probité et leurs compétences ont été remises en question parce qu'ils
n'avaient pas l'heur de se joindre au concert assourdissant des
critiques contre les OGM.


En sapant la légitimité de la parole scientifique caractérisée par une
demande de rigueur, ceux qui s'opposent par principe aux OGM souhaitent
empêcher que la première pierre d'une confiance partagée sur ce dossier
ne soit posée et par là s'opposent au souhait du gouvernement d'en
débattre avec objectivité.


Il est toujours plus aisé de susciter l'inquiétude en entretenant la
confusion, en martelant des slogans et en convoquant la presse à chaque
fauchage qui peut détruire des années de recherche, que d'expliquer
simplement, par la vulgarisation, les mécanismes scientifiques et
techniques mis en oeuvre pour l'obtention des OGM et pour analyser leurs
impacts éventuels sur la santé et l'environnement. Il est plus qu'urgent
de diffuser les résultats des études scientifiques et d'entreprendre un
important travail de pédagogie.


Rappelons que les biotechnologies végétales sont l'application, dans le
domaine agronomique, du génie génétique qui est aujourd'hui à la base de
progrès majeurs dans l'industrie pharmaceutique. Par exemple, près de
40% des nouveaux médicaments en sont issus.


L'Europe, et plus particulièrement la France, a été l'une des pionnières
des biotechnologies végétales. Pour de multiples raisons qui ne doivent
rien à l'incompétence de nos chercheurs, ce sont désormais d'autres
nations qui sont à la tête du progrès scientifique dans ce domaine.


Nous sommes donc particulièrement inquiets pour l'avenir de la recherche
française et de la compétitivité de notre filière agro-industrielle.
Pour progresser dans ces domaines, la connaissance doit en effet
s'appuyer sur des expériences nombreuses, y compris en plein champ, ces
mêmes champs qui sont chaque année saccagés.


Le nombre d'expérimentations en France n'a cessé de chuter. Une centaine
en 1997, issue d'une recherche privée et publique encore dynamique,
treize en 2007, essentiellement pour le compte d'entreprises étrangères.
Nos jeunes chercheurs, formés en France dans des centres de recherche en
biologie et en agronomie réputés dans le monde entier, s'expatrient peu
à peu. Ils savent que dans l'Hexagone leur travail sera discrédité,
détruit ou qu'il ne pourra trouver d'application concrète. A l'inverse,
des pays comme les Etats-Unis, la Chine, l'Inde ou le Brésil
investissent massivement dans ces domaines. En 2007 près de mille essais
sur de nouveaux OGM ont été menés aux Etats-Unis. Alors qu'on assiste à
un foisonnement d'idées et de réalisations nouvelles à l'étranger, nous
sommes de plus en plus exclus de la recherche sur de nouveaux OGM. Nous
ne maîtriserons bientôt même plus les aspects techniques de cette
méthode d'amélioration des productions végétales. Notre risque, soit de
manque de compétitivité, soit de dépendance en matière de semences et
donc de production agricole, est bien réel.


Déjà l'intérêt technique, économique et écologique des OGM actuels est
net, ce qui explique leur culture sur plus de 100 millions d'hectares en
2006 dans de nombreux pays développés et en développement. Nous savons
aussi que des recherches actuelles ouvrent des perspectives
passionnantes : plantes qui consomment moins d'eau, qui valorisent mieux
l'azote, qui résistent à des parasites, plantes dont la production
réclame moins d'énergie, qui participent à la dépollution des sols,
plantes dont les propriétés nutritionnelles et sanitaires sont
améliorées, plantes produisant de nouvelles molécules pour la production
de médicaments, plantes enfin produisant de nouvelles matières premières
renouvelables pour l'industrie. La recherche doit donc pouvoir
s'exprimer pleinement.


La poursuite d'une évaluation stricte, au cas par cas, de chaque nouvel
OGM doit rester la règle, garante de la bonne gouvernance et la base
d'une confiance partagée sur ces sujets. Mais sans respect de la
légitimité des expertises scientifiques, aucune confiance ne pourra être
bâtie pour le développement apaisé des biotechnologies végétales.


*Liste des signataires :


Benveniste Pierre (Académie des Sciences), Bost Pierre-Etienne (Académie
des Technologies), Boudet Alain (Ac Tech), Caboche Michel (Ac Sciences),
Combarnous Alain (Ac Tech et Ac Sciences), Dattée Daniel (Académie
d'Agriculture) Dattée Yvette (Ac Agr), Daugeras Bernard (Ac Tech),
Décamps Henri (Ac Sciences), Delaage Michel (Ac Tech), Delseny Michel
(Ac Sciences), Desmaret Patrice (Ac Agr et Ac Tech), Devaux Pierre (Ac
Agr), DouceRoland (Ac Sciences), Dumas Christian (Ac Sciences), Feillet
Pierre (Ac Agr et Ac Tech), Fillet Pierre (Ac Tech), Gallais André (Ac
Agr), Galle Pierre (Ac Sciences), Gros François (Ac Sciences et Ac
Tech), Isambert Jean-François (Ac Agr), Jarry Bruno (Ac Tech), Joliot
Pierre (Ac Sciences), Karcher Xavier (Ac Tech), Le Buanec Bernard (Ac
Agr et Ac Tech), Lehn Jean-Marie (Ac Sciences et Ac Tech) Lewiner
Jacques (Ac Tech), Louisot Pierre (Ac Agr et Ac Tech), LunelJean (Ac
Tech), Ménoret Yves (Ac Agr), Monsan Pierre (Ac Tech), Mounolou
Jean-Claude (Ac Agr), Nougarède Arlette (Ac Sciences), Pascal Gérard (Ac
Tech et Ac Agr), Pavé Alain (Ac Tech et Ac Agr), Pelletier Georges (Ac
Sciences et Ac Agr), Pernollet Jean-Claude (Ac Agr), Rives Max (Ac Agr),
Simon Michel (Ac. Agr), Stern Jacques (Ac Tech).

Anton Suwalki 15/01/2008 11:23

Canardos " ton article auquel j'adhère à 150%": seulement 150% ?Merci pour cette Lettre ouverte que je n'avais pas lue.A.S