Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 10:29
Le public français est majoritairement hostile aux cultures OGM si on en croit un sondage récent (1). Il le serait sans doute beaucoup moins s'il était correctement informé  de l'état réel des promesses tenues ou non tenues par ces technologies, et si on lui donnait la possibilité de faire la part entre les dangers apocalyptiques prophétisés par les adversaires des biotechnologies et les risques avérés et constatés sur le terrain, plus de 10 ans après leur mise en application en agriculture.

 Les cultures d'OGM représentent aujourd'hui 100 Millions d'hectares dans le Monde, dont plus de 50 Millions d'hectares aux USA, soit l'équivalent d'un territoire presque aussi grand que la France. Nul doute que si les périls invoqués étaient aussi terrifiants que ce que les anti-OGM annoncent, on verrait se dérouler sous nos yeux une véritable catastrophe à l'échelle du territoire américain, sur le plan de l'environnement, de la santé animale, et de la santé humaine. Or il faut bien reconnaître que ceux qui comptaient là-dessus pour légitimer leur rejet n'ont pas grand-chose à se mettre sous la dent.  Et pourtant Ils continuent à être populaires. Il faut dire que cette popularité ne doit rien à leur capacité à apporter des preuves des nuisances apportées par les OGM. Leur efficacité repose essentiellement sur un génie de la communication (paradoxalement facilitée par la technologie moderne qu'ils prétendent abhorrer), la complaisance des médias, et des méthodes plus que douteuses utilisant habillement peurs irrationnelles, maniant rumeurs, mensonges délibérés, calomnies et intimidation. Bref un concentré de savoir-faire politique  " moderne " au service d'une cause passéiste voire obscurantiste.



Notes :
(1) 78% des français seraient pour l'interdiction temporaire des OGM selon un sondage BVA effectué en Janvier 2006. Bové et consorts l'invoque régulièrement pour justifier "démocratiquement" leurs actions. Mais la vraie question "démocratique" serait de savoir combien sur ces 78% ont une connaissance ne serait-ce qu'approximative du sujet !

Partager cet article

Repost 0

commentaires