Bannissement du DDT : des milliards de moustiques ont été sauvés…

Publié le par Anton Suwalki

Rappelons le parallèle fait par Jérôme Quirant dans son dernier article entre l’interdiction du DDT et l’actuelle campagne déchainée contre le glyphosate. « (..) ce qui fait la similitude entre le glyphosate et le DDT, c’est bien l’écart sidérant entre la faiblesse des éléments scientifiques avancés et la prétendue urgence à légiférer pour une stricte interdiction, sans prise en compte du service rendu aux populations » .

 

Certes, les conséquences prévisibles d’une interdiction du glyphosate ne sont pas équivalentes : des pertes économiques pour les agriculteurs, un bilan environnemental plutôt négatif, pour un bénéfice sanitaire…nul. Dans le cas du DDT, son élimination – parfois totale – des programmes de lutte contre le paludisme/malaria a eu des conséquences dramatiques. Mais au-delà des bilans comparatifs, le plus inquiétant, c’est que l’affaire du DDT n’a pas servi de leçon. Certains en sont même à nier que le bannissement du DDT ait conduit à une résurgence de la malaria dans des pays où la maladie avait pratiquement été éradiquée. Il est en effet difficile d’avoir un regard critique sur un événement qui est considéré par les intéressés eux-mêmes comme l’événement fondateur du mouvement écologiste.

 

Pour nier leurs responsabilités dans la résurgence d’une maladie souvent mortelle, certains finassent en expliquant que le DDT n’a été proscrit que pour les usages agricoles, et non pas dans les programmes de pulvérisation intérieure des maisons pour protéger les populations des moustiques. La vérité est tout autre : beaucoup de campagnes anti-DDT ne faisaient aucune distinction entre usages agricole et domestique. Certaines ONG se sont explicitement opposées à l’usage du DDT contre la malaria et continuent à s’y opposer (1).

 

 

Réécrivant l’histoire quand ils sont obligés de reconnaître l’abandon total du DDT dans un grand nombre de pays, les anti-pesticides relient alors celles-ci à l’apparition de résistances au produit des anophèles, c’est-à-dire les moustiques vecteurs de cette maladie. Ils font ainsi semblant d’ignorer la sordide efficacité de leurs propres campagnes, tellement réussies qu’elles ont abouti dans bien des cas à une suppression délibérée des programmes de pulvérisations du DDT  dans certains pays, ou à une suppression forcée dans les pays en développement où l’aide financière a été supprimée ou conditionné au bannissement total du DDT. Dans d’autres cas, il est vrai, la raison de l’abandon ou de l’affaiblissement de ces programmes a des causes politiques : guerres, implosion de l’Union soviétique…

 

Et si personne ne conteste l’apparition, d’ailleurs inévitable, de moustiques résistant au produit, les données disponibles confirment que le DDT restait efficace dans la très grande majorité des cas. Une revue systématique des cas de résurgence de la malaria dans 61 pays a été faite en 2012 dans un journal spécialisé (2). Nous n’attribuerons pas tous ces cas à un effet « Rachel Carson », certains étant antérieurs aux programmes d’éradication utilisant le DDT. Néanmoins, l’affaiblissement ou la cessation des programmes intervient dans 91% des cas. Dans un grand nombre de cas, ces problèmes se combinent avec une augmentation du potentiel de transmission de la malaria, lié notamment aux migrations de population ou des moustiques, à des changements d’occupation des espaces ou à des changements climatiques. Les problèmes techniques tels que la résistance des moustiques sont présents dans seulement un tiers des cas.

 

Même si ces problèmes peuvent se cumuler et rendre moins efficaces les programmes utilisant le DDT, les résultats sur tous les continents convergent : l’affaiblissement ou la suppression des programmes de pulvérisation ont presque toujours débouché sur une explosion du nombre de cas de malaria. Le graphique ci-dessous concernant l’Amérique Latine est éloquent. Les barres roses représentent l’intensité du programme de pulvérisation de DDT dans les habitations, les courbes bleues représentent l’évolution de l’incidence de la malaria.

Affirmer comme le font certains qu’ « empêcher un usage massif du DDT a vraisemblablement sauvé plus de vies qu’il n’en a détruit» (3), relève au mieux d’un arrangement confortable avec les faits. Sauf si on parle de la vie de milliards de moustiques, effectivement épargnés « grâce » au bannissement total du DDT dans certains pays.

 

Lorsque Jérôme Quirant a titré « Glyphosate, le nouveau DDT ? », c’était pour souligner des attitudes similaires dans les 2 cas. Les conséquences directes de l’arrêt de programmes de lutte contre la malaria furent bien plus graves que celles qu’aurait l’interdiction du glyphosate. Ce qui ne signifie pas qu’il faille pour autant se résigner à une interdiction de ce dernier que rien ne justifie.

 

Mais ce bref retour sur l’histoire du DDT permet en plus de constater que les anti-pesticides sont incapables d’en tirer honnêtement les leçons : nous ne sommes donc pas à l’abri de nouvelles lubies aussi destructrices.

 

Anton Suwalki

Notes :

  1. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2271#nb11
  2. Malaria resurgence: a systematic review and assessment of its causes Malaria Journal, December 2012, 11:122
  3. http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/04/25/la-fable-du-ddt_4407690_3232.html

 

 

 

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IPPES 27/02/2018 13:44

Mr ADROVER n'ayant plus le courage d'écrire ses articles , il fait appel à son pote de l"AFIS...

Anton Suwalki 28/02/2018 14:07

idiot !!!

yann 25/12/2017 19:03

est ce vraiment la peine de s'occuper de factsory? forumphyto à déjà passer beaucoup de temps a répondre a ce zouzou mais cela ne semble servir a rien. Aucune argumentation ne peut le toucher si en dehors de ses affirmations. C'est a se demander si se sois disant intervenant n'est pas plutôt en mission pour des escrologistes , environnementeur ou autre enverdeur de première.

Anton 14/12/2017 17:27

Je débarque d'une journée professionnelle chargée, je n'ai pas le temps de faire une réponse complète aux commentaires de Factsory, j'espère pouvoir la faire ce week-end.
toujours est_il qu'à Factsory qui nous dit qu'"elle montre bien que l'échec des campagnes contre le paludisme ne sont pas spécifiques au DDT"(sic!, la notion de démonstration échappe visiblement à notre contradicteur) ,on peut dire certes, mais on peut aussi lui demander s'il a fait des recherches par pays pour savoir quel produit était utilisé dans ces pays (le DDT ou d'autres produits insecticides et/ou répulsifs pour les moustiques) ? Moi, j'en ai fait quelques-unes et je vous en donnerai sous quelques jours les résultats...

Factsory 17/12/2017 22:50

Attention il y a deux éléments. L'échec des campagnes n'est pas spécifique au DDT car :
1. D'autres insecticides existaient et étaient éventuellement utilisés pour lutter contre le paludisme (un exemple provenant de l'article que vous citez « three WHO-supported sprayings of dieldrin reduced malaria prevalence to 0.5-2.0% »)
2. D'autres campagnes n'ayant aucun rapport avec le paludisme ont rencontré les mêmes difficultés. Ce sont les auteurs de l'article que vous citez qui le disent.

Montrer que le DDT était utilisé dans certains pays ne changera rien aux affirmations précédentes, en particulier la seconde.

Factsory 09/12/2017 22:46

Vous avez un pouvoir comique que je ne soupçonnais pas. Vous citez un édito de Maddox en prétendant que « Il y dénonce les excès irresponsables des organisations environnementales, notamment sur le DDT ». Or il n'y parle jamais du DDT. Vous m'accusez ensuite de mauvaise foi et de ne pas chercher. Hilarant !

Vous me citez une source, sans donner les références exactes, je les cherche, les trouve et les donne. Je me tape son édito en entier pour constater qu'il ne parle jamais de DDT, contrairement à ce que vous prétendiez. Et je suis de mauvaise foi ? Et je ne fais pas l'effort de chercher ? Que vous ne donniez pas des informations pertinentes c'est une chose. Mais faîtes au moins l'effort de donner des informations exactes.

Et tout ce que vous continuez à citer ce sont des éditos, pas des études scientifiques, faisant la synthèse de divers travaux et relues par les pairs. L'avis de tel ou tel scientifique (aussi valeureux soit-il) n'est pas pertinent. Des scientifiques célèbres qui ont dit des choses non pertinentes, voire fausses, ça ne manque pas (bonjour M. Montagnier).

« L’article présenté par Anton, est tout aussi édifiant : 91% attribués à la baisse ou l’arrêt des programmes… Vous pourriez au moins regarder les images... »
Vous pourriez au moins lire la conclusion, et mes messages qui la relaie. Jamais il n'est dit que ces 91% sont dus à des campagnes anti-DDT : vous interprétez de la manière qui vous arrange. Au contraire il est dit que cette baisse de financement est un phénomène connu, et non spécifique au paludisme.

Jérôme Quirant 09/12/2017 18:18

Monsieur Nassol,
Vous faites croire que vous lisez, mais en fait non.
Votre mauvaise foi est abyssale.

L’engagement de Maddox contre les fanatiques anti-ddt est bien connu. (voir “Making "Nature": The History of a Scientific Journal”…)
L’édito que je citais était intéressant car il dénonçait l’hystérie de certains acteurs des associations environnementalistes, la même hystérie que celle que nous connaissons aujourd’hui sur le glyphosate.
Il en a écrit d’autres des éditos, Maddox, spécifiquement sur le DDT « DDT may be good for people » en octobre 1971… Mais vous ne cherchez pas : vous comptez des mots sur google pour tirer des conclusions.

L'article de Handler, il est limpide... Il parle lui aussi d'hystérie… L’avez-vous seulement lu ?

L’article présenté par Anton, est tout aussi édifiant : 91% attribués à la baisse ou l’arrêt des programmes… Vous pourriez au moins regarder les images...

Et donc... Le prix Nobel de la Paix 1970 (Norman Borlaug), le patron de Nature (John Maddox), le président de l’Académie des Science US (Philippe Handler), qui sont tous obligés de prendre la parole en 71/72 et de s’insurger contre ce qui se trame de façon irresponsable sur le DDT…
Qui désireriez-vous de plus ? Le Pape ??????
Plus, tous les autres scientifiques cités dans mon article qui pointent, eux aussi, l’effet délétère de la «philosophie du Silent Spring »….


Vous dites que vous ne niez pas l’action des organisations environnementales ? Ok, dont acte…
Vous dites par contre qu’elles n’auraient pas eu d’effets….Ben voyons… On se demande alors pourquoi ces scientifiques éminents se sont ainsi exposés pour les attaquer. Comme ceux qui essayent d'expliquer aujourd'hui la réalité scientifique sur le glyphosate : qu’est-ce qu’ils ont dû prendre !!

Mais il y aura toujours des malhonnêtes pour nous expliquer que le foutoir actuel sur le glyphosate n’est pas le fait des organisations environnementales qui déforment, travestissent, mentent, menacent (!), et, au final, obtiendront son bannissement…
Comme sur le DDT.

Vous ne m'amusez plus.

Factsory 09/12/2017 14:52

@Jérôme Quirant

Quand on vous cite des études scientifiques, tout ce que vous trouvez à répondre c'est de sortir des éditos ? Tant que cela dans votre sens, tout va bien.

Je rappelle donc que dans l'article précédent, je vous avais cité cette étude : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3026700/
Ici M. Suwalki cite une autre étude, dont il omet la conclusion (quel étourdi !) qui ne lui est pas favorable puisqu'elle montre bien que l'échec des campagnes contre le paludisme ne sont pas spécifiques au DDT.
Ces études ne vous conviennent pas ?

Tout ce que nous trouve M. Quirant c'est un édito de M. Handler dont il extrait une phrase. Phrase dont je ne sais pas ce qu'il faut en comprendre. L'article ne date pas de 1972, mais de janvier 1971, sa phrase fait donc référence à l'été 1970 (voir ici : http://www.jstor.org.sci-hub.tw/stable/1731392). À cette date le DDT n'est pas interdit aux USA et de toute façon il n'a jamais été interdit pour les cas sanitaires. Défendez-vous l'utilisation du DDT en agriculture ? Il ne me semblait pas.

L'autre édito, de John Maddox, est encore mieux. L'avez-vous lu ? Il ne me semble pas. Cela illustre votre sérieux : relayer des sources sans savoir ce qu'elles contiennent.
Il est disponible ici : http://www.nature.com.sci-hub.tw/articles/235063a0 Je n'y ai pas trouvé une seule trace du DDT.

Bref ce que vous opposez à des études scientifiques, ce sont des éditos… voire des éditos fantasmés ! Belle prouesse.

Je rappelle enfin (encore une fois) que je n'ai jamais nié que certaines ONG aient milité pour une interdiction du DDT (il serait donc normal de trouver des personnes s'y opposant). Ce que je conteste (puisqu'on ne dispose d'aucune source dans ce sens) c'est que ces ONG aient eu un réel effet. Des ONG qui militent, on en trouve sur tous les sujets, et dans tous les sens. Elles n'obtiennent pas forcément satisfaction…

Jérôme Quirant 09/12/2017 12:07

Pour mémoire, en 1972, le président de l'Académie des Sciences américaine, Philippe Handler, écrit dans la revue "Science" (Vol 171, p148) : "predicted death or blinding by parathion of dozens of Americans last summer must rest on the consciences of every car owner whose bumper sticker urged a total ban on DDT"
Des autocollants sur les voitures, ça ne vous rappelle rien ?

De même John Maddox, le patron de "Nature" à l’époque, écrit en janvier 1972 un éditorial au vitriol dans la revue : "The case against hysteria". Il y dénonce les excès irresponsables des organisations environnementales, notamment sur le DDT…

Mais pour Monsieur Nassol, tout ça est une invention des cigarettiers dans les années 90 !!...
Si, si….

Dans mes articles, sur imposteurs, je n'ai cité que les scientifiques qui se sont insurgés, mais il y avait nombre d'autres personnes qui au tout début des années 70 critiquaient les positions irresponsables sur le DDT. Des politiques par exemple : Norman Borlaug prix Nobel de la paix en 1970 (et agrononome) ou Dick Taverne politicien anglais de centre gauche.

Mais puisqu'on vous le dit : ce sont les néoconservateurs à partir des années 90 !!

C’est aussi fallacieux que si aujourd'hui on disait que l'interdiction qui va arriver sur le glyphosate* était due aux avis scientifiques et pas du tout à une nouvelle religion totalitaire qui impose ses dogmes… Ben voyons…


* il faut arrêter de se faire des illusions, c'est mort : les djihadistes verts ont fait leur œuvre de propagande avec une efficacité redoutable, aidés par l’inculture scientifique grandissante de la population et des journalistes catéchisés…

Factsory 08/12/2017 22:43

Bonjour,

Ce qui est bien c'est qu'entre M. Quirant et vous, il y a une certaine cohérence dans la lecture partielle des sources.
1. L'article que vous citez n'est pas spécifique au DDT. Un exemple « three WHO-supported sprayings of dieldrin reduced malaria prevalence to 0.5-2.0% ». Vous faîtes croire qu'il n'y a que le DDT, c'est faux.
2. Les causes de l'affaiblissement des programmes anti-paludiques sont données : affaiblissement des moyens (54%), problèmes de mauvaise exécution (47%), guerre ou désastre (25%), cessation des activités de contrôle (25%), non coopération des personnes concernées (10%), inconnu (10%). Dans les exemples que donnent les auteurs, ils ne prétendent jamais que la baisse des fonds ait due à une volonté de bannir le DDT ! Pourquoi ? S'agirait-il d'un complot visant à cacher la vérité ?

En fait, l'article donne bien les raisons à la baisse de financement : ce ne sont pas des campagnes d'ONG qui auraient réussies, comme le prétend M. Suwalki, mais plutôt « most of these financial and operational hazards result from the same “out of sight, out of mind” paradox: the more successful the programme is, the less visible the disease becomes, and the greater the risk that its funding will be withdrawn […] This paradox of success is not unique to malaria, and there is considerable experience across public health in continuing vital financing and implementation of programmes in the absence of disease »

Voilà, voilà, donc la baisse des campagnes n'est pas spécifique au paludisme, et donc encore moins au DDT, mais cela ne convient pas à M. Suwalki et Quirant qui doivent donc tordre leurs sources pour prétendre défendre honnêtement leur point de vue.

Factsory 09/12/2017 09:48

@Ferracci : Effectivement je n'ai pas été très précis dans ma citation. J'ai dit "l'article" mais c'est ambigu. Il s'agit d'une citation de l'article scientifique que cite M. Suwalki. Je me fonde donc sur la même source que lui, qui peut être trouvée ici : https://link.springer.com/article/10.1186/1475-2875-11-122

Quant à la traduction en voici une rapide :
la plupart de ces aléas financiers et opérationnels [qui ont conduit à une baisse de la lutte contre le paludisme dans certains pays] résultent du même paradoxe "loin des yeux, loin de notre esprit": plus le programme est réussi, moins la maladie devient visible et plus le risque de voir son financement retiré est grand […] Ce paradoxe du succès n'est pas unique au paludisme, et la santé publique a acquis une expérience considérable pour continuer le financement vital et l'exécution des programmes en l'absence de maladie.

Ferracci 09/12/2017 01:50

commentaire inutile !

Ferracci 09/12/2017 00:48

Votre citation a t'elle un auteur, que vous ne pensiez-pas devoir la traduire ? Serait-il possible d'en avoir le nom, sinon la source ?
MercI

FLUCHERE 08/12/2017 22:07

Ceux qui ont tout fait pour éliminer le DDT sont des décroissantistes. Qu'il y ait plus de morts du paludisme est un résultat positif pour eux. Sauf peut-être s'ils y vivaient avec leurs enfants!