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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:23

Sans fanfare, ni trompettes ! Un billet réduit à sa plus simple expression sur le site du « Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique » (CRIIGEN) [1] puisqu'il reprend essentiellement, en anglais, le résumé de la publication, « An acute exposure to glyphosate-based herbicide alters aromatase levels in testis and sperm nuclear quality », d'Estelle Cassault-Meyer, Steeve Gress, Gilles-Eric Séralini, Isabelle Galeraud-Denis [2]. Un billet (en date du 13 juin 2014) mis en ligne alors que la toile et surtout la blogosphère technophobe bruissaient et gazouillaient déjà depuis quelque temps sur cette importante (ironie) découverte : une exposition aiguë à des herbicides à base de glyphosate (le fameux Roundup et ses déclinaisons génériques) altère les niveaux de l'aromatase dans les testicules et la qualité nucléaire du sperme (augmente la proportion de spermatozoïdes anormaux).

Sans fanfare, ni trompettes ? Retour d'expérience ; contretemps ; désir de ne pas interférer avec la « décision » du CRIIGEN de se retirer du projet d'étude RiskOGM, décision annoncée dans l'indifférence générale le 28 mai 2014 malgré une accusation téméraire, « OGM : Monsanto invité à s'auto-évaluer avec 3 millions d'argent public » [3] ; désir de ne pas interférer ou avec la republication de son infâme « étude » sur les rats et le tintamarre médiatique orchestré par l'AFP et Sciences&Avenir ; feu d'artifice planifié pour être exécuté à retardement ; résultats pas suffisamment anxiogènes ? Toutes les hypothèses sont ouvertes.

Mais nous avons un faible pour la dernière.

De quoi s'agit-il ?

L'essai

L'équipe a soumis quinze rats chacun à une cure de Roundup GT Plus, une formule concentrée de glyphosate (sel d'isopropylamine), à 450 grammes/litre. Selon l'article, les rats, âgés de 60 jours, ont été soumis à « une dose aiguë d'HBG [herbicide à base de glyphosate, lire : Roundup] de 0,5 %, similaire à celles trouvées dans l'eau après les pratiques agricoles ». Le Roundup a été dilué dans de l'eau désionisée et administré dans l'eau de boisson « pendant une courte période de huit jours ».

Ces rats et des témoins, en même nombre, ont été euthanasiés par groupes de cinq immédiatement à la fin du traitement (donc à 68 jours), après un cycle de spermogénèse (19 jours après la fin du traitement, soit à 87 jours) ou après un cycle de spermatogénèse (54 jours après la fin du traitement, soit à 122 jours).

Les résultats

Les auteurs rapportent dans le résumé que :

« La perturbation majeure est une augmentation des niveaux d'ARNm de l'aromatase d'au moins 50 %, ainsi que de la protéine aromatase. Nous avons également montré une augmentation similaire de l'expression de Gper1 à 122 jours et une légère modification des marqueurs BTB. On observe une augmentation des anomalies dans la morphologie du sperme et une diminution de l'expression de la protamine 1 et de l'histone 1 testiculaire dans le sperme epididymal, malgré une concentration et une motilité normales du sperme. » (C'est nous qui traduisons.)

Les conclusions

Le résumé est discret sur les conclusions qu'en tire l'équipe. Dans le texte :

« Considérant l'exposition aiguë des travailleurs agricoles et l'utilisation croissante des herbicides à base de glyphosate pour la culture des OGM, l'examen des effets sur la reproduction en termes de cibles dans les testicules et le sperme est cruciale. »

Les auteurs se lancent ensuite dans une série de supputations :

« Nous concluons qu'une exposition aiguë aux HBG provoque des modifications moléculaires. En fait, les modifications concernant l'aromatase P450 (ARNm et protéine) au cours de l'ensemble de la période d'expérimentation pourraient interférer avec l'équilibre androgène/oestrogène. [...] »

Ils notent fort justement qu'il faut d'autres études, de plus grande ampleur. Et ils concluent :

« Les conséquences sont que la production de sperme n'est pas affectée, mais les modifications observées sur l'expression des marqueurs nucléaires de qualité suscitent des questions sur l'efficience spermatique. Nous pouvons formuler l'hypothèse que la répétition d'expositions successives aux HBG pourrait modifier le système reproductif des mammifères sur le long terme. »

Des bricolages infâmes

Ce n'est donc pas dramatique au point de réclamer, toutes affaires cessantes, une interdiction du glyphosate, comme ils l'avaient fait en d'autres circonstances.

Ce qui est dramatique, en revanche, c'est que ce travail relève, une nouvelle fois, du bricolage. Un bricolage qui fait honte à la recherche française.

Une exposition aiguë ?

S'agit-il, pour commencer, d'une exposition aiguë ? Pour la toxicologie classique – pas postmoderne ou parallèle – l'exposition aiguë, et la notion liée de toxicité aiguë, est fondée sur l'administration d'une dose unique ou de doses rapprochées d'un xénobiotique au cours d'une période de 24 heures ou après une inhalation de quatre heures [4].

Pour l'équipe de M. Séralini, il s'agit d'une exposition de... huit jours.

La comparaison n'est pas entièrement exacte, mais faisons la quand même : ces huit jours chez un rat dont la longévité n'excède généralement pas deux ans représentent chez l'humain ayant une espérance de vie de 80 ans... 320 jours. Soit plus de dix mois, d'exposition journalière continue.

Quelle dose ?

Exposition à quoi au juste ? On ne peut qu'être perplexe devant « une dose aiguë de GBH de 0,5 % ». Est-ce 0,5 % – cinq grammes par litre – de Roundup GT Plus, soit 2,25 grammes de glyphosate (sel d'isopropylamine) dans un litre d'eau ? Ou 5 grammes de glyphosate ? Ici aussi on ne peut qu'être perplexe devant ce qui est manifestement une carence de la relecture par les pairs (peer review). Une relecture dont M. Séralini s'est souvent prévalu pour marquer ses œuvres du sceau de la vérité scientifique incontestable...

Quoi qu'il en soit, parmi les formulations mises dans le commerce, il en existe des prêtes à l'emploi, du reste disponibles dans les supermarchés, parfois pas loin des comestibles (ce qui est une indication de la bonne tenue toxicologique et écotoxicologique du produit). Certaines sont dosées à 7,2 grammes de glyphosate par litre. Pour le Roundup GT Plus, la dose d'emploi est de 6,6 ml/l (soit 0,66 %) pour le traitement de la flore facile.

En d'autres termes, l'étude de M. Séralini est fondée sur une dose ou une concentration qui, contrairement à ce qu'il prétend –et contrairement à ce qui a été naïvement accepté par les relecteurs –, n'est pas « similaire à celles trouvées dans l'eau après les pratiques agricoles » mais bien plutôt à celle qui sort du pulvérisateur.

Quelle dose (2) ?

Résumons : des rats ont été contraints de boire, pendant huit jours d'affilée, une bouillie quasi équivalente à celle sortant d'un pulvérisateur. Et rien d'autre.

Combien de glyphosate – ou de Roundup GT Plus – ont-ils ingéré, selon l'usage scientifique ramené à une masse par kilogramme de poids corporel et par jour ? Impossible de le savoir !

« La consommation d'eau a été suivie tous les deux jours pendant une semaine avant l'expérience et pendant la période de protocole. »

On n'en saura pas plus... Du reste, comment la consommation a-t-elle évolué ? Les rats ont-ils apprécié ?

Mais une évidence s'impose : ce travail souffre d'une lacune rédhibitoire du point de vue de la qualité scientifique. « Une exposition aiguë à des herbicides à base de glyphosate... » est-il écrit dans le titre ? Nous sommes en droit de savoir à combien de grammes (ou de milligrammes) par kilogramme de poids corporel.

Et, sauf à se livrer à des acrobaties avec force suppositions (à condition de connaître les paramètres de l'alimentation des rats), on ne pourra pas comparer les résultats de cette étude à ceux d'autres, faites dans les règles de l'art.

Quels résultats ?

On n'insistera pas ici : des résultats importants sont présentés sous forme de graphiques ; d'autres ne sont pas vraiment documentés... La routine...

Des conclusions audacieuses

Quelle représentativité ?

Après tout, ce n'est pas si important que ça : on sait que la dose ingurgitée a été extraordinairement importante puisqu'il s'agit de huit jours d'abreuvage avec une solution de Roundup quasiment à la dose d'emploi en flore facile ; et que l'équipe n'a pas pu dégager de quoi susciter une nouvelle tempête médiatique.

Nous supposons bien sûr ici que les rats ont bu le désherbant, normalement si l'on peut dire ; et que les résultats de l'essai ne sont pas la résultante de la soif.

On peut – même légitimement – faire des expériences sur la base de toutes sortes de situations simulées, même les plus improbables et même les impossibles dans le monde réel. Ce qui n'est pas permis, en revanche, c'est de tirer mécaniquement, à partir de situations impossibles, certaines conclusions et extrapolations s'appliquant aux situations possibles.

Qu'en est-il ici ?

Est-il raisonnable de penser qu'un travailleur agricole puisse étancher sa soif pendant huit jours d'affilée (ou plus de dix mois si on fait la règle de trois en fonction des longévités respectives du rat et de l'humain) en puisant dans la cuve du pulvérisateur ? Bien sûr que non.

Les conclusions de l'équipe, reproduites ci-dessus, sont donc audacieuses. L'équipe en a sans nul doute été consciente puisque le résumé n'en fait pas état.

Dramatisation compulsive

À l'évidence, le chercheur ne peut enlever l'accoutrement du militant. Cela entache la crédibilité scientifique de l'étude – et, in fine, politique pour les décideurs doués d'esprit critique.

Il ne nous est pas possible, faute de connaissances, de faire l'analyse critique des résultats. Mais on peut se limiter au texte. Quand la science (vraie ou parallèle) est mise au service d'un projet politique, l'enrobage peut être plus important que la science.

C'est le cas ici. Voici trois autres exemples accessibles au commun des mortels.

Rappelons donc que les rats ont été forcés de boire l'herbicide à une concentration de « 0,5 %, similaire à celles trouvées dans l'eau après les pratiques agricoles ».

M. Séralini a écrit dans la fameuse « étude » dépubliée [5] :

« Les trois derniers groupes ont été nourris avec l’alimentation contrôle et avaient accès à de l'eau additionnée respectivement de 1,1x 10-8 % de R (0,1 ppb soit 50 ng/L de glyphosate, le niveau de contamination de certaines eaux du robinet), 0,09% de R (400 mg/kg, LMR du glyphosate dans certains aliments GM aux USA) et 0,5% de R (2,25 g/L, la moitié de la dilution minimum pour usage agricole). »

Difficile, donc, au vu de ce rappel, de croire à une erreur ou une négligence dans l'article discuté ici.

Rappelons aussi :

« Considérant l'exposition aiguë des travailleurs agricoles et l'utilisation croissante des herbicides à base de glyphosate pour la culture des OGM, l'examen des effets sur la reproduction en termes de cibles dans les testicules et le sperme est cruciale. »

Les travailleurs agricoles sont-ils sujets à une exposition aiguë au glyphosate, du reste même en cas de culture d'OGM ? Une exposition comparable, toutes proportions gardées, à celle choisie pour l'étude, et donc notamment par ingestion ? Accidents (et tentatives de suicide) mis à part, la réponse est bien évidemment négative. Pourquoi une référence aux OGM sans distinction ? Tous ne sont pas tolérants au glyphosate. Pourquoi l'examen des effets du glyphosate et des produits formulés serait-elle « cruciale » ? Et cette dernière affirmation est-elle étayée par les résultats ? Manifestement il n'y a pas péril en la demeure, ou plutôt dans le slip. Mais il y a un intérêt politique à exagérer...

Voyons maintenant la conclusion de la conclusion :

« Nous pouvons formuler l'hypothèse que la répétition d'expositions successives aux HBG pourrait modifier le système reproductif des mammifères sur le long terme. »

Vraiment ?

Un tri sélectif des résultats

Quelle analyse faut-il faire quand on dispose de nombreux paramètres ? Cette question se pose régulièrement aux médecins appelés à interpréter un bilan sanguin, et à leurs patients. Et ils – enfin les bons – se font rassurants quand un ou deux paramètres seulement ne sont pas tout à fait dans la norme et que ces paramètres ne pointent pas vers une affection avérée.

Mais c'est exactement l'inverse pour les militants-chercheurs. Nous avons déjà vu comment une étude a été déformée, volontairement, et pour tout dire frauduleusement, en montant en épingle deux différences statistiquement significatives piochées dans quelques dizaines de paramètres [6]. Ajoutons que l'attitude inverse – passer une différence sous silence ou la minimiser quand elle revêt une signification biologique (et pas forcément statistique) – est tout aussi contestable.

Or, plus particulièrement quand on fait (ou prétend faire) une étude de toxicité aiguë, les résultats « négatifs » (les absences d'effets) sont aussi intéressants que les « positifs ».

Même si cet article est plus équilibré que bien des précédents, les auteurs se sont attachés à décrire avec plus d'emphase les points qui militent en faveur de leur idéologie et de leur objectif politique.

Une absence de repères

Certains paramètres changent ? Mais reste-t-on dans les limites de la variation naturelle ? Nous ne le saurons pas.

Postuler, ne pas vérifier... le marchand de doute

« Nous concluons... » Quelle emphase ! « En fait, les modifications concernant l'aromatase P450 (ARNm et protéine) au cours de l'ensemble de la période d'expérimentation pourraient interférer avec l'équilibre androgène/oestrogène. [...] » Notez le conditionnel !

Mais au fait : pourquoi n'ont-ils pas vérifié ? Dans le cas de l'infâme « étude », M. Séralini s'est justifié avec une incroyable constance en arguant que ce n'était pas une étude de cancérologie et qu'ils ont examiné l'évolution du point de vue des tumeurs au vu de l'ampleur de leur apparition (on peut en rire puisqu'ils ont aussi expliqué qu'ils avaient procédé à une palpation deux fois par semaine, ce qui ne fait pas vraiment partie d'un protocole de toxicologie...). Ici, ils examinent les taux d'aromatase, mais n'ont pas la curiosité de vérifier l'impact par un simple dosage de la testostérone.

Ne serait-ce pas parce que ce dosage ou tout autre test aurait pu invalider cette affirmation mise au conditionnel ? Un observateur critique des travaux de M. Séralini ne peut que postuler à son tour que ces travaux n'ont pas pour objet de faire avancer les connaissances, mais de produire des éléments de langage à l'appui d'un projet politique.

Bref, la démarche du marchand de doute. Oups ! Cette expression est réservée aux méchants industriels... peut-être. Mais il est grand temps de l'appliquer aussi aux fabricants de mensonges de la galaxie anti.

Et le silence sur le plus important !

Le lecteur averti de la publication de M. Séralini l'aura compris d'emblée : les rats ont survécu à l'ingestion d'une dose massive d'herbicide.

En fait, ce n'est pas nouveau. On sait que le suicide au Roundup est quasiment impossible. Et l'infâme « étude » dépubliée montrait déjà, à ceux qui l'ont consultée, que les rats mâles abreuvés pendant toute leur vie – pas seulement huit jours – à la solution de Roundup à 0,5 % se portaient mieux que les témoins (enfin si l'on suit la logique séralinienne)... [5].

C'est rigolo... en fait non !

Where else ? At Elsevier of course !

Cet article a été publié dans la revue Environmental Toxicology and Pharmacology du groupe Elsevier...

...Ce groupe, c'est celui dont les supporters de M. Séralini et de son équipe avaient proclamé avec grandiloquence le boycott [7], et dont M. Séralini n'a pas cessé de dénoncer la malfaisance et qu'il a menacé de poursuites judiciaires [8].

Mais peut-être sommes nous téméraires : Elsevier est un groupe respectable, avec juste une pomme pourrie en son sein... C'est de l'ironie grinçante.

On attribue à Lénine le « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons ». Quelqu'un de la galaxie des sciences parallèles dira peut-être : « Elsevier et les autres éditeurs scientifiques nous vendront la corde avec laquelle nous pendrons la science ».

Quelle inventivité pour la déclaration d'absence de conflits d'intérêts !

Laissons leur la parole :

« Les auteurs déclarent qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts qui pourrait être perçu comme préjudiciant l'impartialité de la recherche décrite dans cet article » (c'est nous qui graissons).

Il y a donc les conflits d'intérêt de pleine ampleur... et les conflits d'intérêts qui pourraient être perçus... Leur avis fait évidemment autorité... au moins pour les pairs relecteurs...

Décidément, chaque article de cette équipe nous fait découvrir de nouveaux horizons de la dialectique ergoteuse !

Le fait est, toutefois, que cette étude a été financée par la Fondation JMG (de Jimmy Goldsmith), Léa Nature, la Fondation Charles-Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme, la Fondation Denis Guichard, Malongo, Nature Vivante, Bio Forschung Austria, et la Sustainable Food Alliance.

Aucun de ces bailleurs de fonds n'est – évidemment – intéressé par un dénigrement du glyphosate et des formulations herbicides couramment dénommées Roundup (ironie).

Mais, là encore, il faut s'en prendre à l'éditeur et au comité de lecture : comment ont-ils pu laisser passer ça ? Surtout s'agissant de l'équipe Séralini, experte en accusations de conflit d'intérêts ?

Vers un fordisme militant ?

Nous nous acheminons peut-être vers un fordisme militant : M. Séralini produit un article... Mme Claire Robinson le « valorise ».

Mme Robinson n'est pas une inconnue. Elle est directrice de la recherche d'Earth Open Source et éditrice de GM Watch. Elle est aussi le directeur-rédacteur en chef du site GMOSeralini.

L'avantage du travail à la chaîne est que la seconde peut faire de la rédaction inventive sans que l'on puisse taper sur les doigts du premier (comme ce fut le cas pour la fameuse « étude »). Qu'écrit donc Mme Robinson le 13 juin 2014 [9] ?

« Une nouvelle étude sur des rats a trouvé que le Roundup altère la fonction testiculaire après seulement 8 jours d'exposition à une concentration de seulement 0,5 %, similaire aux niveaux trouvés dans l'eau après une pulvérisation agricole.

[...]

Les résultats de l'étude devraient sonner l'alerte chez les travailleurs agricoles, ainsi que les personnes qui épandent du Roundup pour les autorités municipales, et même les jardiniers amateurs. Les personnes exposées à de faibles doses répétées sur le long terme, y compris les consommateurs qui mangent des aliments produits avec le Roundup et les personnes qui sont exposées aux activités de pulvérisation de tiers, devraient également être préoccupées.

« Ceux qui veulent concevoir un enfant devraient prendre des mesures spéciales pour minimiser leur exposition, y compris manger des produits biologique et faire du lobbying pour une interdiction du Roundup dans leur voisinage. »

On saurait difficilement ratisser plus large !

Le 13 juin 2014 ? C'est la date que porte le billet mis en ligne (à notre connaissance quelque temps après) sur le site du CRIIGEN... Comme c'est bizarre...

Mais il y a tout de même une bonne nouvelle : cette opération n'a pas très bien marché jusqu'à présent.

Wackes Seppi

___________________________________________________

Notes :

[1] http://criigen.org/ogm/167/display/An-acute-exposure-to-glyphosate-based-herbicide-alters-aromatase-levels-in-testis-and-sperm-nuclear-quality

[2] Environmental Toxicology and Pharmacology, Volume 38, Issue 1, July 2014, pp. 131–140

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1382668914001227

[3] http://criigen.org/communique/86/display/OGM-Monsanto-invite-a-s-auto-evaluer-avec-3-millions-d-argent-public

[4] Aux lecteurs intéressés par la problématique, on ne peut que recommander « Produits de Protection des Plantes » de Mme Catherine Regnault-Roger, éd. Lavoisier.

[5] Texte en français à partir de :

http://www.criigen.org/ogm/124/display/L-etude-Toxicite-a-long-terme-dun-herbicide-Roundup-et-dun-mais-modifie-genetiquement-pour-tolerer-le-Roundup-par-Seralini-al-

M. Séralini vient d'annoncer que cette « étude » sera republiée sous une forme légèrement aménagée. On peut trouver la version originale en anglais ici :

http://www.gmfreecymru.org/pivotal_papers/Seralini_et_al_final_paper.pdf

[6] http://www.imposteurs.org/article-judy-a-carman-le-seralinisme-fait-une-emule-en-australie-119976261.html

[7] http://www.i-sis.org.uk/Open_letter_to_FCT_and_Elsevier_signatures.php#signed

[8] Voir par exemple :

http://www.terraeco.net/OGM-et-sante-l-etude-de-Seralini,52225.html

[9] http://gmwatch.org/index.php/news/archive/2014/15494-roundup-damages-sperm-new-study

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Published by Anton Suwalki
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commentaires

ugg pas cher 11/01/2016 10:01

On peut dire que c'est de bonne guerre ; mais aussi du niveau de la cour de récréation.

http://www.scab37.fr 25/11/2015 04:38

En somme, si on comprend bien, trop d’allemands, et pas assez de français, aux yeux de SLC !

http://www.tuesdaylobsangrampa.it 23/12/2014 08:52

n'est pas « similaire à celles trouvées dans l'eau après les pratiques agricoles » mais bien plutôt à celle qui sort du pulvérisateur.

auto ecole neuilly sur seine 11/07/2014 05:24

Je vous félicite pour votre exercice. c'est un vrai boulot d'écriture. Développez .

Gédéon 03/07/2014 11:23

Est-il possible de comparer la dose de Roundup à laquelle les rats ont été exposés dans cette étude à la dose maximale reçue par les rats de l'étude Séralini de 2012 ?
Quelqu'un a t-il fait cette comparaison ?

Wackes Seppi 04/07/2014 14:11

Dans l'infâme « étude », un groupe de 10 mâles et un groupe de 10 femelles ont reçu comme boisson du Roundup à 0,5 % – spécialité non précisée (bonjour la précision et la transparence...) mais a priori dosé à 450 g/l – pendant la durée de l'expérience (de 55 ou 56 jours à la fin de vie ou de l'essai).

Dans l'« étude » analysée ci-dessus, c'est une boisson à la même dose, mais sur huit jours.

À lire, sur la première :

http://weedcontrolfreaks.com/2014/07/seralini-rat-study-revisited/

Sceptique 02/07/2014 15:54

Je vois surtout dans cette "expérience" un sérieux manquement à l'éthique, de quoi faire hurler les adversaires de l'expérimentation sur les animaux. Elle ne serait justifiée, et pratiquée par une équipe de l'INSERM, si une pathologie de la reproduction était constatée avec une fréquence anormale dans cette catégorie professionnelle.
Dans les explorations moyennes ou grandes, les traitements sont mécanisés, et le seul risque est situé au moment de la préparation du produit, généralement par l'exploitant lui-même. L'agriculture d'aujourd'hui n'emploie pratiquement plus de personnel autrement que lors de la cueillette. Les "récoltes" sont aussi mécanisées.
Cet acharnement est méprisable.