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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 07:12

Nous avons souvent égratigné sur Imposteurs les pseudo-médecines, l’astrologie etc. Il est temps de s’intéresser à l’enseignement, où les charlatans sont très représentés et font bien souvent la loi . Et avec quels résultats !

L’enquête ISA 2012 (1), qui permet de comparer au niveau international les acquis des élèves de 15 ans, classe les petits français au 25ème rang mondial, soit un recul de 2 places par rapport à 2009, avec notamment un recul de 16 points en compétences mathématiques par rapport à 2003. Le fait le plus marquant n’est cependant pas dans ce score moyen : la France possède un des systèmes scolaires les plus inégalitaires, et les inégalités continuent à se creuser. Malgré l’acharnement des pédagogues, la proportion des élèves très performants , généralement issus d’un milieu socio-économique favorisé, augmente (+ 4 points en compréhension de l’écrit)… mais celle des élèves « peu performants » (2) augmente autani.

« L’augmentation d’une unité de l’indice PISA de statut économique, social et culturel entraîne une augmentation du score en mathématiques de 39 points, en moyenne, dans les pays de l’OCDE, et de 57 points en France, soit l'augmentation la plus marquée de tous les pays de l’OCDE » (1).

« Les élèves issus de l’immigration sont au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté. » (1).

Bref, un déterminisme social effrayant, dans un pays où le mot « égalité » est au cœur de tous les discours sur l’enseignement. Refonder l’école, proclamait Vincent Peillon (3) ? On demande à voir, mais ce qui se pointe ne laisse rien augurer de bon : tout porte à croire que nos pédagogues vont persister dans leur acharnement à faire de l’école une fabrique d’illettrés. Ne comptons donc pas trop sur une augmentation des connaissances et des capacités des élèves : il est tellement plus facile de piper le thermomètre qui permet de mesurer celles-ci (4).

Exemple, la dictée : voilà un bel exercice pour lequel le niveau d’exigence au BEPC a été considérablement réduit depuis le temps lointain où 5 fautes vous valaient un zéro pointé. Pour des dictées d’une centaine de mots , l’élève d’aujourd’hui doit , si on ose dire, réussir à faire 20 fautes grammaticales, ou bien 10 fautes grammaticales + 20 fautes lexicales pour avoir 0/10 ! (5) Or, aussi incroyable que cela puisse vous paraître, il y en a qui y arrivent !

Mais cela n’est encore pas assez laxiste pour nos inspecteurs généraux qui reçoivent de généreuses primes en fonction de leurs « résultats » (6)… Ca n’est pas une blague, je vous assure !

« Elle passe pour un enseignement de l'orthographe, mais ce n'est rien de plus aujourd'hui qu'une évaluation-sanction, déplore l’un d’eux. La dictée ne fait que certifier un niveau, sans donner aux élèves les moyens de s'améliorer. » (4) A se demander si ce n’est pas surtout une évaluation-sanction de la faillite de leurs méthodes ! Pour cacher ces cancres que nos tartufes ne sauraient voir, ils ont donc décrété la fin du zéro. La postmodernisme se devait de gommer cette invention particulièrement traumatisante qui date des babyloniens.

« Le barème graduel devrait permettre de marquer davantage les différences de niveau entre les élèves (sic !). Olivier Barbarant (l’inspecteur général) prend l'exemple de deux élèves de 3e à l'académie de Poitiers. A la même dictée, ils avaient eu respectivement 0/20 et 2/20 avec l'ancienne notation : deux notes équivalentes, alors que la première copie était « indéchiffrable », et la seconde seulement « lacunaire ». « Les règles de grammaire et de conjugaison, ce deuxième élève les appliquait certes de manière aléatoire, mais il en avait visiblement entendu parler. Ce n'était pas le cas du premier », explique l'inspecteur. Notées selon le nouveau barème, les copies ont reçu 2/20 et 8/20. »

Pas étonnant que les cancres s’affranchissent de toute règle de grammaire et de conjugaison, étant donné que les pédagogues violent les règles élémentaires de la logique : quand on applique des règles de manière aléatoire, cela ne prouve qu’une chose, c’est qu’on ne les comprend pas ou bien qu’on s’en moque !

On voit d’ailleurs mal pourquoi de telles inepties ne devraient s’appliquer qu’à la dictée. Un élève qui en physique calcule une fréquence avec la formule de l’énergie cinétique ne mérite-t-il pas la moitié des points ? Après tout, lui aussi applique des règles, « certes de manière aléatoire », mais « il en a visiblement entendu parler » , un jour où la batterie de son téléphone portable était déchargée (7)…

Ceci n’est pas destiné à « marquer davantage les différences de niveau », mais à effacer des statistiques calamiteuses. Et on peut parier que cela n’aura pour effet que d’encourager les cancres à le rester, et les médiocres à ne pas s’améliorer. Un grand nombre d’élèves, en dehors des très motivés et des « décrocheurs », ajustent leurs efforts au niveau d’exigence des enseignants ? C’est d’ailleurs bien rationnel : si je me contente de la moyenne quand je pourrais mieux faire en travaillant davantage, je m’en contenterai aussi si je peux l’obtenir en travaillant moins.

On pourra certes objecter qu’il ne s’agit là que d’orthographe, et qu’il y a des nuls en orthographe qui sont bons ailleurs. Mais l’orthographe fait partie des apprentissages structurants, et d’autre part, on a le sentiment que l’on casse le thermomètre un peu partout.

Témoignage en tant que parent d’élève : à une réunion parents/ profs, je m’entretiens avec le professeur chargé de l’option SVT de Terminale S. Je m’étonne de l’excellence de la classe (16 de moyenne, et des notes qui varient entre 12 et 19). Un vrai vivier de futurs chercheurs ! Sauf que le prof m’explique la nature des exercices, et qu’à chaque étape, l’élève qui n’y arrive pas est aidé par le professeur pour accéder à l’étape suivante. Et il sera finalement noté selon des barèmes tels qu’il ne faut vraiment avoir rien compris pour avoir moins de … 13 ou 14/20 , m’avoue-t-il!

Plusieurs questions me sont venues à l’esprit : S’agit-il d’un cas isolé ou d’une pratique généralisée ? S’il s’agit d’une pratique généralisée, la notation au BAC est-elle ajustée au niveau artificiellement élevé des élèves en cours d’année ? L’élève qui a 12 est-il vraiment dupe, ou est-il simplement satisfait que ses « acquis », voisins de zéro, puissent tout de même lui rapporter 4 points supplémentaires au BAC ? Dans cette échelle de notation, où se situe l’élève moyen, et où se situe le très bon élève ? En supposant que 16 corresponde à un niveau moyen, la récompense du travail supplémentaire pour passer de moyen à bon ou très bon est dérisoire !

Comme le montrent les résultats de l’enquête PISA, la « méthode » française n’empêche certes pas les bons de rester bons, voire d’améliorer leurs résultats. Le capital culturel jouant un rôle très important, les enfants des milieux favorisés s’en sortent, quand bien même on prétend leur apprendre à lire avec des méthodes aberrantes (8). Leurs parents peuvent pallier aux manquements du système éducatif. Mais cela va avec une proportion croissante d’élèves en grande difficulté : « cela sous-entend que le système s'est dégradé prin­ci­pa­le­ment par le bas entre 2003 et 2012 », note Eric Charbonnier, analyste de l’OCDE . La solution à ces inégalités croissantes ? Les charlatans qui portent une lourde responsabilité dans une telle évolution l’ont trouvé :

1/ Persévérer, selon le principe bien ancré dans les mœurs de cette institution qu’on ne change pas des méthodes qui ne marchent pas.

2/ Créer un leurre par le nivellement par le haut des notes, qui ne leurrera sans doute que la bureaucratie de l’Éducation Nationale.

Il ne leur restera plus qu’à supprimer la participation de la France à l’enquête PISA.

Anton Suwalki

PS à mes lecteurs . Si jamais vous relevez plus de 20 fautes dans ce texte, vous pouvez m’attribuer un zéro pointé : je l’aurais bien mérité !

  1. http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/PISA-2012-results-france.pdf
  2. euphémisme, en langage ordinaire, on dit nuls

(3) http://www.education.gouv.fr/cid76143/refondation-de-l-ecole-de-la-republique-cinq-jours-cinq-questions-a-vincent-peillon.html

(4) http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/15/la-fin-du-zero-pointe-non-merite-en-dictee_4401365_3224.html#xtor=RSS-3208

(5) http://www.brevetdescolleges.fr/infos/la-grille-devaluation-de-la-dictee-au-brevet-des-colleges.php

L’épreuve comporte une dictée et un exercice de recopie : rappelons qu’il ne s’agit pas du cours élémentaire, mais du brevet, après la 3ème !

(6) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028379229&dateTexte=&categorieLien=id

(7) http://www.leparisien.fr/societe/une-etude-et-des-chiffres-edifiants-06-10-2009-663697.php

(8) http://www.uvsq.fr/medias/fichier/rapport-enquete-lecture_1384503420148-pdf

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commentaires

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En somme, si on comprend bien, trop d’allemands, et pas assez de français, aux yeux de SLC !

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mps 01/08/2014 08:31

En fait, plus l'école est médiocre, plus l'acquis familial devient signifiant.

françois 04/06/2014 23:24

Cet article est d'une tristesse folle. Je ne vous connais pas, vous êtes peut-être doué, mais pour le coup c'est un amateur qui essaye de parler comme un expert d'un sujet qui le dépasse totalement.

Ça se sent profondément et c'est tristement mauvais.

Un enseignant qui pratique l'évaluation positive avec fierté et croit en l'éducabilité de chacun (et votre article me montre qu'on a encore un bout de chemin à faire avant que la VIEILLE génération arrête de s'accrocher à ses principes débiles qui génèrent souvent stress, mal-être et démotivation).

adrien 30/05/2014 04:31

Ayant passé le bac il y a quelques années, et ayant une mère prof d'anglais, je peux témoigner qu'il y a clairement un biais dans la manière dont les barèmes sont conçus. Que ce soit en langues, en SVT ou en maths, il est difficile de ne pas avoir 10-12 au moins. Cependant, de bons élèves pourront perdre quelques points facilement et donc difficilement dépasser les 16 - 17(pas en maths, certes). Un élève franchement médiocre peut accrocher le 13-14 dans pas mal de matières, tandis qu'un bon n'aura que 3 points de plus, alors que l'écart devrait être beaucoup plus important. On a vraiment une situation où les notes sont volontairement tassées pour masquer les différences de niveau (contrairement à la pseudo-justification du nouveau barème de la dictée)

Christian 13/05/2014 08:50

Vous vous faites habituellement - et à juste titre- le pourfendeur des imposteurs mais là, vous vous prenez carrément les pieds dans le tapis, au point de faire leur éloge.
Vous devriez vous renseigner sur la nature des enquêtes PISA, les exercices posés, en science notamment, et vous constateriez alors qu'ils n'ont rien de scientifique. PISA, organisée par l'OCDE (quel rapport entre l'OCDE et la transmission des connaissances ?) mesure des compétences, ce que l'enseignement américain appelle literacy. "Il s'agit plus d'évaluer la façon dont les jeunes sont capables d'exploiter leurs connaissances dans leur pratique quotidienne que leur niveau théorique dans tel ou tel domaine des sciences ou des lettres" comme l'explique l'article de Wikipedia sur PISA.
ATTENTION, je ne suis pas en train de dire que l'Ecole en France n'est pas en faillite, elle l'est, mais c'est avant tout car depuis plusieurs décennies on y applique les méthodes préconisées justement par l'OCDE - et d’autres - : réduction des horaires disciplinaires, développement de l'adaptabilité, de l'employabilité des élèves, remplacement de la transmission par l'élève acteur de son savoir. Toutes ces méthodes sont issues de l’application de lois, de la loi Jospin-Allègre de 1989 avec la création des IUFM (« Mettre l’élève au centre du système »), jusqu’à celle de Chatel réduisant les horaires et celles de Peillon sur les rythmes scolaires, laquelle a introduit le péri-scolaire à l’école avec le succès que l’on sait. Toutes ont été dans le même sens.
Comme toutes les lois elles sont votés par les parlementaires, c'est-à-dire nos représentants, c’est à dire vous et moi. Il faut d’ailleurs voir l’enthousiasme avec lequel a été promue la réforme des rythmes scolaires par les média et la FCPE.
Et si le ministère de l’EN est truffé de chefs de cabinets et autres conseillers « pédagogistes », c’est là encore le politique (cette fois-ci l’exécutif) qui a été les chercher et les a nommés. Il faut voir d’ailleurs comment ils sont maintenus d’une alternance à l’autre, voire même promus – le plus souvent en conseil des ministres. C’est qu’ils donnent satisfaction, non ? L’exemple emblématique est celui de Christian Forestier, arrivé sous A. Savary en 1981 puis promu d’un ministre à l’autre, y compris par Sarkozy. Précisons qu’il a fini sa carrière par le pilotage sur les rythmes scolaires (nommé par Chatel et confirmé par Peillon) http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Forestier
Ces faits montrent que votre analyse est superficielle et oublie le principal. Oui l’école va mal, mais tout est organisé pour qu’il en soit ainsi, et non pas pour tenter de maquiller l’échec. Cette volonté de destruction est menée conjointement par la droite et la gauche, principalement pour des raisons de diminution des coûts, et parce que « l’employabilité » est devenu un critère majeur. L’inflation du nombre de diplômés du Supérieur (Stratégie de Lisbonne du Conseil européen en 2000 d’amener 40 % de la population âgée de 30 à 34 ans avec un diplôme du supérieur), entraîne leur dévalorisation, avec pour conséquence la baisse du coût du travail. A ce sujet, je vous engage à lire le rapport annuel de l’OCDE, « Regards sur l’éducation », l’OCDE qui organise PISA : « Ce constat suggère que la pénurie d’individus hautement qualifiés entraîne la hausse du coût de la main-d’œuvre, car les employeurs doivent rivaliser pour gagner les faveurs de travailleurs qualifiés peu nombreux. ». Si ce n’est pas clair ! Et que des d’idiots utiles « pédagogistes » participent à cette entreprise n’y change rien.

Christian 20/05/2014 10:03

Pour faire encore plus court, c'est le modèle anglo-saxon, aux Etats-Unis comme en Angleterre, celui de l'autonomie, dont le niveau (je parle du primaire et du secondaire) est à peu près unanimement jugé catastrophique. C'est avec ce modèle que toutes les délires pédagogistes ont été mis mis en place depuis plusieurs décennies et que nous avons commencé à copier il y a à peu près une trentaine d'années (Lire à ce sujet : The school we need E.D Hirsch ou Why Johnny Can't Read R F Flesch). Apparemment, ce modèle a de l'avenir.

Sceptique 16/05/2014 06:38

Pour faire court, non il n'y a pas de "complot" pour fabriquer des ânes à la merci du grand capital. Simplement, comment tenir la promesse d'une démocratisation de la connaissance et 85% de bacheliers pour chaque génération sans ajuster, à la baisse, le niveau de connaissances exigé?
Les parents soucieux de l'avenir de leurs enfants essaient de contourner la carte scolaire(il y a des est publics qui maintiennent une réputation), ou recourent à l'enseignement privé. Poussés par eux, leurs enfants choisissent la filière scientifique, mais n'en ont pas forcément les moyens.
Le "Mammouth" est paralysé par ses syndicats et le ministres y brisent leur carrière en voulant faire bouger les choses ou laisser leur marque.
La solution serait qu'on dépolitise l'EN, qu'on la transforme en Régies Nationales de l'Enseignement Primaire, et de l'Enseignement Secondaire, auto-gérées, en contrat avec l'État, qui continuerait à payer les enseignants et verserait, ou ferait verser, par les Collectivités Terrritoriales, les dotations pour les élèves inscrits. Plus de Ministres au casse-pipe. Les établissements seront jugés aux résultats par les "consommateurs".
Ça ne pourra pas être pire.

Karg se 23/04/2014 07:44

Il y a toujours eu du gonflage de note à l'école, et on peut faire toute sa scolarité avec 0 en dicté sans trop de soucis derrière.. Ce débat sur la notation est sans intérêt, le problème c'est comme l'a dit septique ce sont les méthodes d'enseignement et le refus de prendre en compte le profil des élèves, notamment sociologique. Là dessus gauche et droite sont main dans la main pour refuser toute prise en charge: les premiers par égalitarisme naïf, les seconds par intérêts de classe. De toute façon quand le système fait le tris, notamment en étude sup, les différences de niveau apparaisse. C'est juste qu'une partie des élèves vie dans l'illusion. C'est comique mais quand on l'explique à des gamins et à leurs parents qu'avoir 16 de moyenne au collège ça veut rien dire, ils ne comprennent pas... Combien de "bons élèves" se sont ramassé par la suite, notamment après le bac? Notre système scolaire n'encourage pas la prise de responsabilité, on produit des veaux, et on fait une grosse épuration quand ça devient ingérable au vue des positions sociale qu'on doit atteindre avec la formation.

Sceptique 23/04/2014 09:15

Comme une amie institutrice le disait:"Il ne faut pas confondre l'intelligence et l'instruction". Mais il ne faut pas cracher dans la soupe, non plus. 1968 s'est accompagné de la proclamation qu'il était plus important de "penser bien", que de "s'exprimer bien". Votre remarque sur le sort des "fausses bonnes notes" cachant la misère est tout à fait vraie. C'est, en plus, une escroquerie imposée aux victimes.
Il faudra bien réhabiliter la qualité de l'expression, tant écrite que verbale, et inversement. Car il y a un clivage social qui remplace le précédent, que, justement, l'instruction obligatoire devait effacer. De nos jours, pour échapper au sort commun et obligatoire, il faut être exfiltré (mot à la mode) du "système"!

Sceptique 18/04/2014 16:12

L'erreur pédagogique de la "méthode globale" pèse encore lourd dans le déficit en orthographe constaté, humiliant pour le corps enseignant, et que des artifices de notation vont chercher à masquer.
Il s'y ajoute le refus de lâcher la bride aux équipes pédagogiques, de leur permettre de s'adapter aux causes spécifiques des difficultés d'apprentissage liées à l'origine sociale ou ethnique.
Quant aux élèves "normaux" préparés et soutenus par leurs familles, beaucoup sont retirés de l'école publique, au profit de l'enseignement privé, qui préfère les résultats aux principes. Je n'y vois pas de charlatanisme.
Il est évident que la dictée n'est que descriptive du niveau de l'élève dans la pratique de la langue écrite, qu'elle ne contribue que peu à l'amélioration. Le texte libre, moins pratique, fait beaucoup mieux. Celui qui le rédige a le souci d'être compris, et "investit" sa rédaction.

JG2433 17/04/2014 19:40

M. Suwalki, excellent article. Merci.

P.S. : Mériteriez-vous un "zéro pointé", à cause d'un nombre de fautes conséquent ? :roll:
NON !
Quelques fort modestes remarques de ma part – je me prête "au jeu"… ;) – pour vous signaler de banales fautes de frappe (ou de saisies au clavier) :

augmente autani —> augmente autant

Ca n’est pas —> Ça n’est pas

A se demander —> À se demander

pallier aux manquements —> pallier les manquements
Ou… remédier aux manquements

Et, je le redis : ceci n'a aucunement l'intention de vous "administrer une correction" !

Bien à vous !




« corriger »

JG2433 18/04/2014 19:46

Je m'aperçois seulement maintenant qu'en voulant employer l'équivalent français du mot "smileys", le correcteur automatique de Mac OSX a sévi… à mon insu ! D'où l'édition d'un mot "bizarre"… dans une phrase mal fichue.

Mes excuses pour ce manque d'attention.

bob 18/04/2014 16:03

@ Vincent:

En fait c'est le clavier AZERTY qui est mal foutu et ne permet d'accéder facilement aux majuscules accentuées. Les autres claviers francophones le font, tout comme le QWERTY américain.

Vincent 18/04/2014 13:02

JG2433 > Ca n’est pas [...] A se demander

Ce ne sont pas des fautes mais plutôt le fait que Windows (Mac aussi?) ne permet pas facilement d'accéder aux majuscules accentuées.

Tout le monde ne connait pas/n'a pas envie de taper le code ANSI pour les obtenir...

JG2433 17/04/2014 19:46

Les émotionnes ne sont édités… Ce n'est pas important.

Un mot parasite figure en bas de mon post : mes excuses pour ne pas m'en être aperçu avant de le valider !